mardi 26 mai 2009

De Pékin



d'où elle suit avec grand intérêt, n'en doutons pas, les articles sur le Rêve dans le Pavillon Rouge, Yan m'a envoyé le lien suivant pour illustrer l'article d'Olivier sur les effets du chant de la flûte
http://www.tianhan.com.cn/

Un grand merci à elle. Je suis certain qu'elle attend avec impatience un article sur Lin Dayiu, la belle aux sourcils froncés.

En attendant voici la fameuse chanson des pleurs :

Lien Chanson MP3

Les paroles de la chanson :

一个是阆苑仙葩
一个是美玉无瑕
若说没奇缘
今生偏又遇着他
若说有奇缘
如何心事终虚化碍…
一个枉自嗟呀
一个空劳牵挂
一个是水中月
一个是镜中
花想眼中
能有多少泪珠儿
怎经得秋流到冬尽
春流到夏

Ci dessous la traduction empruntée à l'édition de la Pléiade :

Dans les jardins des immortelles,
La Fleur divine, ce fut elle ;
Le Jade sans tare, parfait,
Autrefois, c’est lui qui l’était.
Niera-t-on qu’ils fussent, entre eux,
Liés par un sort merveilleux ?
Il advient pour autant que cette existence
Les mit l’un et l’autre en présence !
Convient-on qu’il y eut, entre eux,
Les liens d’un sort merveilleux ?
Comment dès lors s’est-il pu faire,
Que leur attente la plus chère,
Finit par être mensongère ?
Tandis qu’elle soupire et gémit vainement,
Lui, vainement, s’épuise à traîner leur tourment.
L’un, dans une onde, au soir, le reflet de la lune,
L’autre, dans un miroir, l’image d’une fleur.
Comptez combien deux yeux peuvent pleurer de pleurs.
Et s’il en peut assez perler,
Pour d’automne en hiver couler,
Et puis de printemps en été ?




Cette chanson rappelle les origines de la prédestination de l'amour que se portent Jia Baoyu et Lin Dayiu.

Dans le Jardin des Immortelles Jia Baoyu qui était alors le Page au divin Jade protégea Lin Dayiu qui avait revêtu la forme de la plante aux perles pourpres

« Ainsi remarqua-t-il, un jour, près du Rocher des Trois Avatars, un pied de la merveilleuse plantes aux Perles pourpres, dont la délicatesse et la grâce lui parurent à tel point charmantes qu’il vint, par la suite, quotidiennement l’arroser de rosée d’ambroisie, ce qui permis à la plante de prolonger très longtemps son existence… Elle allait, tout au long du jour, muser aux abords du Ciel des Regrets abolis. Pour apaiser sa faim, elle mangeait les fruits des secrètes amours, et pour désaltérer sa soif, buvait de l’eau qui noie les chagrins. Mais n’ayant pas encore pu récompenser de sa bonté celui qui l’avait naguère arrosée, elle en était venue à sentir s’incruster au plus profond de ses cinq viscères une idée dont elle ne cessait de sentir l’obsession. »

Le Page au Divin Jade exprima l’intention de descendre dans le bas monde et se fit enregistrer pour le départ auprès de l’Immortelle veillant aux Mirages. La plante vit l’occasion de s’acquitter de sa dette.
« Je lui dois …les bienfaits de la rosée d’ambroisie, mais je ne possède aucune liqueur analogue dont je puisse le récompenser. Comme il va être précipité dans le bas monde, sous forme humaine, j’irai moi-même l’y rejoindre sous la même forme. Et si je verse pour lui, à titre de rétribution, toutes les larmes de ma vie, peut-être cela suffira-t-il à m’acquitter. »
Jean-Louis

lundi 25 mai 2009

Jiang Etui de Jade


Cet extrait du "Rêve dans le pavillon rouge", en lien avec le précédent, est à destination des membres de la chorale de Chinafi, nombreux et passionnés mais aussi à Lou Ye, réalisateur chinois qui a reçu à Cannes le prix du meilleur scénario pour "Nuit d'ivresse printanière", film dont le thème est sous jacent dans l'extrait suivant.

La maisonnée Jia reçoit une troupe de théâtre et un comédien retient l'attention de Jia Baoyu.

Jia Baoyu considéra ce visage qu'on eût dit légèrement poudré de blanc et de rose ; ces lèvres qui semblaient teintes du plus pur carmin ; cette fraîcheur et ce velouté de fleur de lotus à peine émergée de l'onde ; cette sveltesse et ce léger balancement d'un arbre de jade caressé par la brise : ce n'était personne d'autre que le beau comédien Jiang Etui de Jade…

La troupe joue une pièce dans la quelle un vendeur d'huile fait la conquête d'une courtisane.

Tout au long de ces scènes, Jia Baoyu, totalement insoucieux de la courtisane n'avait d'yeux que pour le vendeur d'huile. Il lui semblait sentir ses esprits vitaux et son âme éthérée s'envoler et flotter dans l'air avec le chant de l'acteur, dont la voix admirablement timbrée et la parfaite articulation s'ajustaient, avec une extrême précision, aux rythmes de l'orchestre, rigoureusement scandés par les battements de la claquette faite de lames de bois sonore. La pièce une fois terminée, il n'en comprit que mieux de quelle puissance d'amour pouvait s'émouvoir le cœur du beau comédien, ce qui le mettait, dans un tel rôle, incomparablement au-dessus du commun des acteurs.
De fait, pensa-t-il après un instant de réflexion, c'est fort justement qu'il est dit dans "Le Livre des mémoires sur la musique" : "L'agitation des passions, au fond du cœur, se manifeste grâce aux sons émis par la voix. Quand les sons émis par la voix s'ordonnent comme un texte, ils prennent valeur de notes musicales".


Olivier

lundi 18 mai 2009

L’effet du chant de la flûte



Ci-dessous un extrait du "Rêve dans le pavillon rouge" dont vous comprendrez aisément pourquoi il m'a particulièrement touché.

Tout à coup, là bas, du côté des osmanthes, les modulations plaintives d’une flûte commencèrent à s’épancher sous la pure haleine de la brise, dans la clarté limpide de la plansélène, dont s’illuminait l’immensité de l’espace céleste, et dans le sommeil paisible de la terre. Uniformément transportée d’admiration, le cœur soudainement libéré de tout souci et de toute inquiétude, religieusement silencieuse et profondément recueillie, toute la petite compagnie suivit jusqu’à la fin, avec émotion, le déroulement de la mélodie.
……
De nouveau s’éleva le chant de la flûte, en lentes volutes beaucoup plus langoureuses, en effet, que celles de la mélodie précédente, mais d’une langueur si profondément mélancolique, qu’un froid glacial semblait s’en dégager. Cette fois, toute la petite compagnie demeura comme figée dans un sombre silence, et, en dépit du calme de la nuit et de l’éclat du clair de lune, l’Aïeule, succombant autant au poids des ans qu’aux ravages de l’arak, ne put se défendre de la tristesse qui la navrait subitement jusqu’au plus profond du cœur, et dut donner libre cours à ses larmes ; cependant que toutes ses commensales demeuraient comme gelées sur place et confinées dans une amère solitude, par la lamentation de plus en plus poignantes de la flûte.



Olivier.

dimanche 17 mai 2009

Tournoi de chansons

La journée commença par quelques étirements sous la direction de Muriel et Shutao.
Et nous partîmes à l’assaut du mont Saint Cyr. Une surprise nous attendait non loin du sommet : « la grande muraille de Chine ». C’est en tout cas la mention qui figurait sur le panneau des « Eaux et Forêts ».

Après déjeuner nous nous lançâmes dans un véritable tournoi de chansons et de danses qui dura bien deux heures ou trois heures. Quelle ambiance !!! Quelle équipe !!!
Comme me le disait Lan sur le chemin du retour : ces sorties sont bonnes pour la santé du corps et de l’esprit.

Merci à Muriel, Francis et Nicole pour cette belle randonnée
Jean-Louis




Et maintenant quelques vidéos pour tenter de restituer, l'ambiance. Sur la première Shutao était en grande forme et Eole soufflait fort au sommet du Mont Saint Cyr :



Et Michel ramait ...

mercredi 13 mai 2009

PHOTO NON CONTRACTUELLE


N’oublie pas
Le DIMANCHE 17 MAI 2009
On va grimper tout en haut du
MONT SAINT CYR

Rendez-vous
9 h00 parking du terminus du métro Sainte Marguerite DROMEL
ou
8h30 office du tourisme à AIX EN PCE

Rendez vous avec
Le soleil
L’amitié
Le paysage provençal unique
Pour une journée splendide


A dimanche donc,


Nicole

mardi 12 mai 2009

dimanche 10 mai 2009

Chronique d'une transformation annoncée.


Voilà quelque temps que j’ai terminé la lecture du « Rêve dans le pavillon rouge » et je me suis toujours promis de faire un petit article suite à cette lecture.
Il y eu une très belle et très complète conférence Chinafi sur ce sujet par le trio Yan, Daniel et Jean Louis et je me demande ce que je peux y rajouter. Toutefois, ce roman est si riche (plus de trois mille pages, nombreuses descriptions de personnages, de lieux, de mœurs et de coutumes ainsi que de nombreux poèmes) que chacun va y trouver des résonnances personnelles, retrouver une part de soi même.
Quand on vient de lire les romans chinois tels que « Au bord de l’eau », « La pérégrination vers l’ouest » et « Les trois royaumes », « Le rêve dans le pavillon rouge » est à la fois en continuité mais aussi en rupture avec ces romans classiques.
En continuité car chacun des romans précédents est une illustration d’un âge de la vie : enfance pour « La pérégrination », adulte pour « Au bord de l’eau » et vieillesse pour « Les trois royaumes ». Avec « Le rêve » c’est l’adolescence qui est illustrée de façon magistrale. On est aussi dans la continuité car on y retrouve un style de roman avec une succession de nombreux chapitres (parfois répétitifs), de nombreux poèmes, une interpellation directe du lecteur. Dans la continuité car chacun de ces romans par delà la répétition des chapitres, mettent en scène une transformation. Transformations politiques dans les « Trois royaumes », transformation (naissance vie et mort) d’un groupe de rebelles à l’empire, transformations géographiques dans « La pérégrination ». Pour « Le rêve » qui traite de l’adolescence, la transformation est bien entendu omniprésente.
En rupture aussi car, aux univers guerriers et valeurs essentiellement masculines des autres romans, on pénètre avec « Le rêve » dans un univers où les valeurs qui y sont reconnues sont exclusivement féminines. Le héros du roman d’ailleurs ne se plaît dans un monde peuplé de femmes et de jeunes filles et son passage dans une école avec d’autres garçons se solde par un échec.

Le roman peut se décomposer en deux grandes parties. La première partie (en gros les deux tiers du livre) raconte la vie dans la famille Jia, une famille d’un riche mandarin dans laquelle vivent de nombreuses jeunes filles entourant un jeune garçon (Jia Baoyu) qui se plait en leur compagnie. A première vue voici un univers qui ressemble au paradis, et vu à travers les yeux de Jia Baoyu, c’en est un effectivement. Des lieux magnifiques, une grande aisance de vie où chaque membre de la famille se voit octroyer domestiques, soubrettes et femme de chambre, un temps qui dure longtemps (et d’ailleurs le roman s’y attarde aussi), tout n’y est qu’insouciance. Il y va comme du temps de l’enfance. Comme ce serait bien si cet état pouvait se prolonger indéfiniment, mais ce serait aller contre la propension naturelle des choses à se transformer.
Et l’auteur du roman Cao Xueqin va s’employer à semer dans ce paradis des petits ferments de transformation. Ainsi le père de Jia Baoyu ne semble pas du tout accepter ce fils si efféminé au point même une fois de le faire sévèrement bastonner. Mais ce père est très occupé et donc il repart bien vite pour longtemps et la belle vie reprend son cours sous la protection de l’Aïeule.
De temps en temps, les protagonistes sont pris de très forts sentiments nostalgiques par rapport au temps qui passe, mais les larmes sèchent vite et les jeux de poésie reprennent bien vite. Le demi-frère de Jia Baoyu est issu d’une concubine et lui voue une haine féroce qui n’a d’égal que la haine de cette concubine pour l’épouse légitime.
Bien que riche, il faut malgré tout tenir les comptes et il n’est pas facile de concilier la réputation de la famille avec la trésorerie. Sans compter les nombreux intendants qui volent dans la caisse et les pots-de-vin qu’il faut verser pour corrompre les juges. Mais à force d’arrangements qui ne font pas que des heureux, on finit par boucler les fins de mois.

Après avoir mis les ferments dans la pâte ceux-ci vont faire leur effet et conduire à la chute de ce beau monde. La seconde partie raconte la fin de l’insouciance avec le mariage des jeunes, souvent contre leur gré, la disgrâce du mandarin et la perte des richesses. Jia Baoyu quittera définitivement ce monde de coutumes et de valeurs conventionnelles pour une recherche spirituelle.

J’ai souvent rencontré des lecteurs du « Rêve » qui voyaient dans cette œuvre un roman qui finit mal, dont ils auraient bien coupé la dernière partie, tout comme ils auraient coupé la dernière partie de « Au bord de l’eau » où la bande de rebelles commence à perdre des batailles, tout comme ils auraient coupé la dernière partie des « Trois Royaumes » où Zhu Ge Liang n’arrive pas à reconquérir le royaume du Wei. Je crois qu’il y a là un refus de la transformation des choses. Pourtant les états ne dont pas éternels et tout état porte en lui le germe de sa destruction (le langage chinois a même créé une particule spéciale pour le changement d’état). L’enfance n’est pas éternelle, la bande de « Au bord de l’eau » n’est pas éternelle, le régime impérial n’est pas éternel.
Quitter un état c’est toujours en redécouvrir un autre, c’est un horizon qui se dégage, un nouvel espoir. Après la pluie, le beau temps et vice versa, après l’adolescence vient l’âge adulte, après les préoccupations essentiellement matérielles viennent les recherches spirituelles. Voilà, à mon sens, le beau message d’espoir que Cao Xueqin a voulu transmettre dans son merveilleux « Rêve ».

Olivier

Pour ne pas faire trop long ici, je publierai dans de futurs messages quelques extraits du roman.

mardi 5 mai 2009

Pour un art de l'éloignement

La chanson de l’olivier de San mao célébrant les voyages m’a fait penser à une réflexion de Claude Lévi-Strauss : l’anthropologie est un art de l’éloignement.

Je me suis demandé si mon intérêt pour les voyages, pour l’ethnologie et pour la pensée chinoise n’avaient pas un point commun : une sensibilité particulière pour cet art de l’éloignement qui est aussi un art de la mise en perspective où chaque pôle de la perspective tire sa valeur de son opposé.
La mise en perspective peut être provoquée par l’éloignement géographique qui permettra de mieux percevoir les singularités du pays dont on s’est éloigné. Fernand Braudel nous dit : « une semaine à Londres pour un français ne lui fera pas mieux comprendre l’Angleterre, mais il ne verra plus la France de la même manière. »

La mise en perspective peut résulter de la succession des étapes de la vie. Ainsi lorsque l’on est proche de la retraite on commence à considérer son activité professionnelle du point de vue de la retraite. Et une activité professionnelle qui fut peut-être parfois lourde commence à devenir précieuse lorsque l’on sait que l’on va la quitter.

La mise en perspective peut consister à faire surgir l’aventure ou le merveilleux dans le quotidien. Hergé en donne de nombreux exemples. On se souvient des premières vignettes de Tintin au Tibet. Tintin descend un petit chemin des Alpes pour rejoindre le confortable hôtel où il a sa chambre. Cette image d’un chemin modelé par l’homme depuis des générations avec un havre de paix à l’étape contient déjà même si elle en est l’opposé les sommets de l’Himalaya, leur nature vierge et hostile.
L’aventure qui surgit dans le quotidien c’est l’appel téléphonique que reçu Claude Lévi-Strauss un dimanche matin de l'automne 1934 par lequel Célestin Bouglé alors directeur de l’Ecole Normale Supérieure lui proposait de suivre Georges Dumas au Brésil, appel téléphonique qui devait décider de la carrière de l’ethnologue et qui fit entrer dans son appartement parisien les feux de brousse, les savanes ruisselantes de pluie et les indiens du Brésil.

Et de fait le sentiment de l’aventure et du merveilleux ne résulte t-il pas toujours de la mise en perspective de deux mondes éloignés ? Pour prendre un dernier exemple emprunté aux films de Wong Kar-Wai, le merveilleux au cœur du quotidien c’est une chambre dans un hôtel du Hong Kong des années soixante qui se transforme en fenêtre sur le futur et qui va permettre à l'étreinte de deux mains échangée dans un taxi de se répercuter dans l’avenir, de se mêler aux étoiles, l’éphémère rejoignant l’éternité.

Comme le fait remarquer la lettre du Collège de France consacrée au centième anniversaire de Claude Lévi-Strauss, l’œuvre de l’ethnologue est une réflexion sur l’éloignement, la mise en perspective, la bonne distance. Un de ses livres s’intitule d’ailleurs De près et de loin. « A bonne distance, les formes se dégagent du fouillis du réel ». On se souvient peut-être du poème où Su Dongpo disait que pour contempler la montagne il faut s’en éloigner.


Calligraphie du poème La montagne de Su Dongpo

« C’est le propre de l’anthropologie (pouvons nous ajouter de l’étude de la pensée chinoise ?) de parcourir les paysages les plus éloignés pour finalement observant le lointain nous éclairer sur le proche et nous parler de nous.

En se mettant à distance, en s’éloignant d’une culture qui est la sienne, en s’éloignant sans doute aussi de soi même c’est l’Homme tout entier que l’anthropologue tente d’embrasser du regard. »

Car cet art de l'éloignement est aussi un art du retour.

Et si nous suivons l’exhortation de Confucius : « étudier sans relâche » peut-être pourrons nous percevoir à la fois les ressemblances et les différences des différentes cultures, « percevoir la diversité comme variation et entendre le thème.»


Jean-Louis

samedi 2 mai 2009

NOTRE RENCONTRE DU 17 MAI 2009


Très beau panorama.
Une vue splendide dans un site sauvage

DIMANCHE 17 MAI 2009

LE MONT SAINT CYR

Rendez-vous sur le parking du terminus du métro Sainte Marguerite DROMEL à 9h00
Il s’agit du terminus de la ligne 2
Sur demande un départ pourra être prévu à partir d’Aix en Provence

C’est avec Muriel que nous ferons cette excursion, il faut prévoir comme d’habitude le pique nique dans un sac à dos.

Voici les recommandations de Muriel :

« Le dénivelé est de 600 m, il y a donc une bonne montée (sans aucune difficulté technique).
Au retour cela donne quelques passages un peu pentus (sans aucune difficulté) mais avec le risque de cailloux qui font déraper la semelle des chaussures.

Prévoir quelques énergies à absorber pendant la montée (barres de céréales, chocolats, abricots ou fruits secs) pour éviter les coups de pompe.

Compte tenu du dénivelé, il faut prévoir de bien se désaltérer, (1 litre d’eau),

Avec de bonnes chaussures, un beau soleil, et une bonne quantité d'eau cette ballade est très agréable. »

Le départ se fera du parc des Bruyères puis nous nous rendrons sur les hauteurs où un paysage extraordinaire s’offrira à nous, petit bonus, une sieste est prévue avant d’entamer la descente…super, non ?

Bon je crois qu’on a encore une splendide journée devant nous,

VIVE CHINAFI

Nicole

vendredi 1 mai 2009

Chanson : L'olivier - Gan Lan Shu

Ne demandez pas d'où je viens
Mon pays est loin, très loin
Pourquoi ai-je vagabondé jusqu'à présent ?
J’ai erré au loin, erré

Pour les petits oiseaux qui voltigent dans le ciel 
Pour les cours d'eau qui serpentent dans la montagne
Pour les vastes prairies
J’ai erré au loin, erré

Encore et encore
Pour les oliviers que j’ai vus dans mon rêve
Les oliviers
Ne demandez pas d'où je viens
Mon pays est loin

Pourquoi ai-je vagabondé jusqu'à présent ?
Pourquoi ai-je vagabondé au loin ?
Pour les oliviers que j’ai vus dans mon rêve

Ne demandez pas d'où je viens
Mon pays est loin, très loin
Pourquoi ai-je vagabondé jusqu'à présent ?
J’ai erré au loin, erré

 橄榄树 齐豫 L'olivier - qíYù

不要问我从哪里来bùyào wènwǒ cóng nǎli lái
我的故乡在远方wǒde gùxiāng zài yuǎnfāng
为什么流浪wèishénme liúlàng
流浪远方liúlàng yuǎnfāng
流浪liúlàng

为了天空飞翔的小鸟wèile tiānkōng fēixiáng de xiǎoniǎo
为了山间轻流的小溪wèile shānjiān qīngliú de xiǎoxī
为了宽阔的草原wèile kuānkuò de cǎoyuán
流浪远方liúlàng yuǎnfāng
流浪liúlàng

还有还有hǎiyǒu hǎiyǒu
为了梦中的橄榄树wèile mèngzhōng de gǎnlǎnshù
橄榄树gǎnlǎnshù
不要问我从哪里来bùyào wènwǒ cóng nǎli lái
我的故乡在远方wǒde gùxiāng zài yuǎnfāng

为什么流浪wèishènme liúlàng
为什么流浪远方wèishènme liúlàng yuǎnfāng
为了我梦中的橄榄树wèile wǒmèngzhōng de gǎnlǎnshù
为了我梦中的橄榄树wèile wǒmèngzhōng de gǎnlǎnshù

VOCABULAIRE :
故乡       gùxiāng      ville ou région d'origine
流浪       liúlàng      vagabonder
飞翔       fēixiáng     planer
小溪       xiǎoxī       cours d'eau
宽阔       kuānkuò      large / vaste
草原       cǎoyuán      prairie
橄榄树     gǎnlǎnshù     olivier


SAN Mao est la romancière chinoise qui a écrit cette chanson sur une mélodie de LI Qinxiang. Elle a grandi à Taiwan, mais l'a quitté pour suivre son mari en Europe. Son inspiration pour cette chanson lui est venue par à un voyage au Sahara où elle s'est senti plus libre que jamais.

Comme décrit dans la chanson San Mao parcourait le monde entier à la recherche de sa propre maison. Dans la Chine des années soixante l’olivier était pratiquement inconnu. C’est donc le symbole de l’aventure, du voyage, de la liberté, des civilisations lointaines.Avec son mari espagnol, elle alla dans le Sahara.
San Mao a popularisé en Chine de nombreuses œuvres étrangères : « autant en emporte le vent », « le comte de Monte Christo ». Mais son roman préféré était « Le Rêve dans le Pavillon Rouge ». On raconte qu’a l’école, elle cachait le roman sous sa jupe et chaque fois que le maître écrivait au tableau elle en profitait pour lire quelques lignes.

San Mao a écrit de nombreux journaux de voyage où elle relate ses aventures.
* Sahala de gushi (Chroniques du Sahara)
* Daocao ren shouji (Mémoires d'un épouvantail)
* Kuqi de luotuo (Les Lamentations du chameau)
* Elle a traduit de l'espagnol Les Aventures de Mafalda de Quino

Malheureusement ces œuvres ne sont pas traduites en France.

Son pseudonyme « San mao », « trois cheveux» vient de l’histoire d’un jeune enfant des rues de Shanghai côtoie la misère et la faim. Sans famille et face à une société immorale, San Mao est tour à tour exploité, humilié, puis vendu à d’autres. Mais notre jeune compagnon gardera son honnêteté et son regard d’enfant… San Mao le vagabond comme notre romancière qui vagabondera de part le monde.




Weiyi
Jean Louis