mercredi 5 décembre 2007

Course en sac

Course en sac (cousus par Nicole et décousus par les coureurs !)

Olivier

mardi 4 décembre 2007

shu


Ce caractère signifie mansuétude, réciprocité, pardonner. Il s'agit d'une autre notion clef utilisée par Confucius en relation avec le ren.
Cf Anne Cheng "A ses disciples qui lui demandent s'il est un mot qui puisse guider l'action toute une vie durant, le Maître répond : Mansuétude, n'est ce pas le maître mot ? Ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse, ne l'inflige pas aux autres.
Ce mot dont la graphie introduit une relation analogique entre les coeurs, se comprend comme le fait de considérer autrui tel que l'on se considère soi-même".

J'aime beaucoup ce caractère. Pour l'idée qu'il représente mais aussi parce qu'il exprime cette idée avec l'élément de la femme et celui du coeur.

A suivre...
Jean-Louis

lundi 3 décembre 2007

ren


Nous retrouvons la notion d’union, de relation dans le caractère « ren » qui permet de noter la grande idée neuve de Confucius, la cristallisation de son pari sur l’homme : " le sens de l’humain"
Anne Cheng nous décrit ce caractère :
"Le caractère ren est composé du radical « homme » (qui se prononce également ren) et du signe « deux » : on peut y voir l’homme qui ne devient humain que dans sa relation à autrui. Dans le champ relationnel ouvert par la graphie même de ce terme, le moi ne saurait se concevoir comme une entité isolée des autres, retirée dans son intériorité, mais bien plutôt comme un point de convergence d’échanges interpersonnels."
Anne Cheng développe longuement cette notion, une des plus importante de Confucius. nous essayerons d'en donner un résumé dans la version écrite de cette petite introduction.


J'ai trouvé amusant de mettre en relation ce caractère avec une image de Yang Liu qui a composé une série de dessins pour illustrer les différences entre l'Orient et l'Occident :


Dans la partie bleue, la vision occidentale. Dans la partie rouge, la vision chinoise.
Yang Liu est un jeune artiste chinois que nous avait fait découvrir Jin Ping.
Je vous invite à découvrir cet artiste en allant sur les divers sites qui lui sont consacrés (taper Yang Liu sur google).
A suivre...
Jean-Louis









Chorégraphie

Belle, surprenante et émouvante chorégraphie.
Qui peut nous dire le sens de la belle calligraphie au fond de la scène ?

Cécile et Olivier

dimanche 2 décembre 2007

wang



Pour aller plus loin dans notre découverte de la culture chinoise nous allons nous rendre au Japon à la rencontre du moine Kûkai, surnommé « Océan de Vacuité », né en 774. Le détour par le Japon n’est pas étonnant dans la mesure où la diffusion de l’écriture chinoise dans les pays limitrophes, Corée, Japon, Vietnam a fondé une communauté, non seulement de communication, mais aussi d’esthétique.

Le moine Kukai demeure aujourd’hui encore d’une popularité tout à fait exceptionnelle. De nombreux épisodes plus ou moins légendaires relatent les pouvoirs de sa calligraphie sur les hommes et les choses. Dans sa jeunesse, Kûkai parcourut longuement son pays afin de se livrer à l’ascèse, et la tradition rapporte qu’un soir, il découvrit une pauvre cabane où il demanda l’hospitalité pour la nuit à une vieille femme. La vieille femme lui fait don d’un bol en fer contenant du riz.

Voici la suite du récit raconté par Claire Akiko Brisset (in "Du visible au lisible") :
"Avant de repartir, le Grand Maître écrivit …sur un des piliers de la cabane les trois caractères « ciel », « terre », « union », et ces signes imprégnèrent si profondément le bois qu’on avait beau gratter l’inscription, elle demeurait toujours. Les malades qui souffrant de fièvres chroniques, buvaient de l’eau versée sur ces caractères se voyaient sans coup férir délivrés de tout mal."


On peut retenir de cette courte citation trois indications :
- la pénétration profonde de l’écriture dans le bois. Jean-François Billeter revient souvent sur cette notion de force en calligraphie qui est l'un des premiers critères d'appréciation de l'écriture. Comme le veut l'adage, il faut que la pointe du pinceau "pénètre d'un tiers de pouce dans le bois de la table", ru mu san fen.
- le caractère magique, miraculeux de l’écriture que l’on retrouve ici dans le fait qu’elle guérit les malades,
- l’union du Ciel et de la Terre, c'est-à-dire du yin et du yang et plus généralement de tous les éléments de l’univers.

Cette union du Ciel et de la Terre, de tous les éléments de l’univers est symbolisée par le caractère wang. Il est composé de trois traits parallèles dont le premier représente le Ciel, le second, les hommes, et le troisième la Terre. Le trait vertical représente le souverain qui réunit ces trois éléments.

Remarquez comme la calligraphe a varié les trois yi du caractère pour éviter la monotonie.

A suivre ...
Jean-Louis

Jing



Comme promis voici quelques extraits de la "Petite introduction à la culture chinoise à partir de quelques calligraphies."
Ce caractère se prononce Jing et signifie : "ouvrage classique" qui forme la tradition. Voir "Yi Jing" "le livre des mutations".
On reconnait à gauche la clef de la soie et à droite la trame d'un tissu.
Mais pourquoi Les Classiques, la tradition sont-ils représentés par la trame d'un tissu ?

Anne Cheng nous en fournit l'explication. La Tradition s'est formée par des dialogues entre les générations qui ont progressivement constitués la pensée chinoise. Ces dialogues sont symbolisés par le va et vient d’une navette tissant peu à peu une tapisserie (la Tradition) qui révèle au sens photographique du terme les motifs de l’univers.

"Le tissage au cours du temps d’une tapisserie de « dialogues internes » qui finissent par laisser apparaître des motifs en relief.

…Le plus souvent, le texte constitue au sens propre un tissu qui suppose chez le lecteur une familiarité avec les motifs récurrents. Alors qu’il donne l’impression de ressasser des énoncés traditionnels, à la manière d’une navette qui passe et repasse inlassablement sur la même chaîne, c’est au motif qui se dessine peu à peu qu’il faut être attentif, car c’est lui qui est porteur de sens.


Le texte, comme texture, se contente de faire apparaître les motifs fondamentaux de l’univers, il ne s’y superpose pas comme un discours sur l’univers…
Dans ce sens, les Classiques représente la trame de l’univers lui-même transcrite, mise en signes : au lieu de démarquer l’homme par rapport au monde, elle noue entre eux un lien intime…Les Classiques constituent un vaste réservoir de la sagesse des hommes accumulés tout au long des siècles, un trésor d’exempla qui peuvent s’appliquer en toute occasion…il s’agit en grande partie d’une littérature de commentaires

Cette notion de Tradition, de fonds commun occupe une place importante dans la pensée chinoise.
Par exemple les personnages du "Rêve dans le Pavillon Rouge" se réfèrent aux Classiques qu'il s'agissent pour eux de nommer les lieux d'un jardin, de composer un poème ou de règler leur conduite.
Dans la vie quotidienne on sait le goût des chinois pour les adages, les proverbes, les chengyu qui forment un fonds commun auquel on aime à se référer.

Voilà ...à suivre.

PS On a pu retrouver le nom de l'auteur des belles calligraphies qui servent de support à cette petite introduction. Il s'agit de Song Weiyi.

samedi 1 décembre 2007

Petite introduction à la culture chinoise




Les éditions Chinafi sont heureuses de vous annoncer la parution prochaine d'un ouvrage intitulé "Petite introduction à la culture chinoise à partir de quelques calligraphies."

Tous ceux qui souhaitent participer à cet ouvrage sont les bienvenus pour écrire des articles, par exemple, sur le Tai Ji Quan, le Shanshui, la peinture, la musique, les fêtes chinoises...

Les fidèles lecteurs du blog auront le privilège de pouvoir lire dans ces colonnes quelques extraits du livre au fur et à mesure de sa rédaction.

Les deux caractères ci-dessus calligraphiés en "cursive folle" ou "écriture de l'herbe" signifient "Tolérance". Puissent toutes les cultures évoluer vers cette vertu.
Anonymous

Voyage au Sri Lanka

mardi 27 novembre 2007

périple au coeur de la Sibérie, Mongolie et Mandchourie

Voici (enfin) quelques photos de mon periple a travers la Siberie, la
Mandchourie et la Mongolie. Je n'aurais qu'une chose a dire: cest grand,
c'est grand. C'est grand et c'est beau. J'espere que ces quelques photos
restitueront cette immensite, et vous feront envie de vous elancer a
travers ces paysages d'ombre et de lumiere.

Patrice