lundi 21 janvier 2013
Du Trésor des Marseillais à MP 2013
Il parait qu’il y a à Taïwan un chanteur qui est surnommé le dieu de la pluie car il pleut à chacun de ses concerts. Je crois que Chinafi pourra bientôt mériter cette appellation car il fait mauvais temps presque chaque fois que nous projetons une sortie. Et ce dimanche ce n’est pas pour rire : des trombes d’eau et de la grêle descendent du ciel au moment de notre rendez-vous. Mais, comme on le sait, le Chinafien n’a peur de rien et nous n’enregistrons aucune défection. Au contraire nous avons la joie d’accueillir quelques participants non prévus. Nous sommes une bonne vingtaine, bien décidés à affronter les éléments pour suivre Claude et Danielle dans leur présentation de Marseille. Une deuxième bonne surprise Yan et Marc sont là avec leur petite Xinyue qui a été très sage tout le temps qu’elle est restée avec nous.
Claude commence par nous indiquer les grandes dates de l’histoire de la gare Saint Charles, classée monument historique. Elle nous fait remarquer les statues qui ornent le grand escalier que j’ai descendu tant de fois sans jamais y prêter attention. Nous arrêtons devant les statues qui se trouvent tout en bas de l’escalier. Un groupe représente une princesse khmère qui symbolise les colonies asiatiques, vis à vis se trouve la statue d’une jeune femme noire, symbole des colonies africaines.
Nous descendons le boulevard d’Athènes jusqu’à la rue Tapis vert. Au passage nous pouvons voir la plus ancienne fontaine de Marseille (XVII° siècle) surmontée d’un obélisque. Au milieu de la rue Tapis vert se trouve une église dont la modeste façade cache un bel intérieur. Nous nous arrêtons quelques instants sous les halles à proximité de la bibliothèque de l’Alcazar. Elles sont été édifiées par Pierre Puget, le grand architecte marseillais dont nous découvrirons plusieurs œuvres dans notre circuit.
Devant l’Alcazar nos guides évoquent les chanteurs qui se produisirent ici lorsque ce lieu était un théâtre : Alibert, Tino Rossi et même notre Johnny national. Le public marseillais était réputé pour son exigence. Il n’hésitait pas à bombarder de légumes avariés les artistes qui n’étaient pas à son goût. J’imagine avec un frisson d’angoisse ce qui serait arrivé à notre chère chorale.
En passant rue de la République nous parlons des travaux d’Haussmann. Savez-vous pourquoi les immeubles haussmanniens comportaient un balcon au cinquième étage ? C’était pour permettre aux pompiers d’appuyer leur échelle sans abimer la façade.
Nous cheminons dans les ruelles du Panier en direction de la Vieille Charité où nous allons admirer le Trésor des Marseillais. Danielle nous explique que le Trésor a été offert par la cité de Marseille à Delphes entre 530 et 500 avant Jésus-Christ. Le Trésor était un petit édifice destiné à recevoir des objets précieux offerts aux dieux pour obtenir leur protection. Seules les cités les plus riches faisaient construire un Trésor. C’est une preuve de la prospérité de Marseille moins d’un siècle après sa fondation. Les objets contenus dans le Trésor ont été prêtés par la Grèce à Marseille et sont exposés dans la chapelle de la Vieille Charité jusqu’au 15 avril. Nous contemplons des petites statues, des vases dans un remarquable état de conservation. Sur un écran géant nous est présentée la restitution virtuelle du Trésor et de son riche décor sculpté.
Nous visitons ensuite la magnifique exposition des photos prises par Joseph Koudelka, un artiste tchèque. Ces vues en noir et blanc de ruines prises dans différents pays du pourtour méditerranéen et du Moyen Orient sont somptueuses.
Mais voilà l’heure de nous restaurer et de prendre un petit café bien chaud et bien mérité dans la cafétéria. Nous en profitons pour faire connaissance avec les nouveaux venus et pour recruter pour la chorale. Après cette halte si bienvenue nous continuons notre exploration du Panier jusqu’à la boutique de « Plus belle la vie ». Chantal nous raconte l’histoire de la série qui compte de si nombreux fans …suivez mon regard.
Nous arrivons à la Major, église cathédrale de Marseille, où nous pénétrons pour contempler la nef majestueuse. En chemin, une étudiante me confie avoir visité de nombreuses églises. Elle déplore la baisse des croyants en France. Je lui demande si elle a une religion. Elle me dit « ne pas avoir de croyance ». Cette confidence me touche ; j’y vois une curiosité pour les cultures différentes et une ouverture à l’Autre dignes d’un ethnologue.
Nous remontons en direction du Vieux Port pour découvrir les magnifiques bâtiments construits à l’occasion de l’évènement « Marseille capitale européenne de la culture ». Le MUCEM dont la belle façade évoque un feuillage. Situé à la charnière entre le Vieux Port et les nouveaux espaces urbains de la Joliette, le MUCEM associe le Fort Saint Jean, ses tours vénérables et ses jardins surplombant la mer, au spectaculaire bâtiment de Rudy Ricciotti, en cours de construction. Au total 26 000 m2 consacrés aux rencontres entre les civilisations euro-méditerranéennes. Ce musée ouvrira en juin.
La Villa Méditerranée. Autre geste architectural et culturel audacieux, le Centre régional de l’Euroméditerranée. Ici, c’est le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur qui apporte sa contribution, avec un espace dédié totalement aux échanges culturels, artistiques entre les rives de la Méditerranée : expositions, concerts, projections, rencontres…Stefano Boeri a imaginé un spectaculaire encorbellement au dessus de la darse, avec son volume symétrique sous marin : une salle sous l’eau !
Nous voici maintenant sur une esplanade d’où l’on a une vue magnifique sur le Vieux Port et la colline de Notre Dame de la Garde. Nous prenons la traditionnelle photo de groupe.
Nous passons devant ce qui reste des thermes de Marseille dont la plupart des pierres ont été réemployées pour construire d’autres édifices. Enfin nous découvrons le fameux pavillon M où l’on peut trouver toutes les informations sur les spectacles et les manifestations qui auront lieu en 2013. Il y a beaucoup de monde, preuve de l’intérêt pour l’évènement.
Un grand merci à nos guides : Claude et Danielle. Elles ont su composer un circuit très riche et varié qui nous a conduits des commencements de Marseille jusqu’en cette année 2013 où la ville devient capitale européenne de la culture. Elles nous ont donné envie de revenir pour visiter les bâtiments dont nous venons de parler et pour participer à quelques uns des spectacles qui auront lieu. C’est une grande joie pour ceux qui aiment Marseille de voir la cité bouger et sortir d’une semi léthargie.
Un grand merci à nos traductrices : Yan et Tingting. Un grand merci pour la bonne humeur dont chacun a fait preuve et qui permet à chaque rencontre Chinafi d’être une réussite.
Jean-Louis
jeudi 10 janvier 2013
Prochaine rencontre Chinafi le dimanche 20 janvier
Cette fois, ce sont nos amies Claude et Danielle qui organisent et animent. D'avance, un grand merci à elles.
Voici donc leur programme :
Marseille devient CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE pour l’année 2013 !
Ce titre va permettre d’attirer à Marseille beaucoup de touristes et pour cette occasion près de 900 évènements culturels sont organisés et de nouveaux musées vont être ouverts.
Nous vous proposons une balade urbaine, exclusivement à pied, pour vous faire découvrir les sites majeurs de cette année et vous présenter la programmation dans ses grandes lignes.
Pour cela nous vous proposons de nous retrouver :
· A la Gare Saint-Charles, à l’extérieur, en haut des grands escaliers (métro Ligne 1 ou/et 2, arrêt Gare Saint Charles) parking voiture possible librement à proximité ou sous la gare (payant) pour ceux qui viendraient en voiture
· A 9 H 30 dimanche 20 janvier
· Accueil par Claude et Danielle qui seront vos « guides » pour la journée
Comme d’habitude prévoir pique-nique, vêtements chauds et bonnes chaussures (nous serons dehors toute la journée.)
Venez nombreux car - pour les Marseillais comme pour les Chinois, c'est une bonne occasion de mieux connaître notre ville et de se préparer à cette année exceptionnelle.
A bientôt.
Chinafi activités
mercredi 19 décembre 2012
La chorale fête Noël dans ses nouveaux locaux
Depuis quelques semaines notre chorale devenue trop nombreuse a dû quitter l’appartement de Christiane. Un grand merci à elle pour nous avoir accueillis avec gentillesse pendant si longtemps. Nos répétitions ont lieu maintenant au « tempo » de la rue Falque.
Ce 18 décembre est une journée un peu spéciale puisque nous allons célébrer Noël en avant première. Les organisateurs arrivés un peu en avance disposent les décorations de Noël. Un Père Noël à la longue barbe blanche, des gâteaux en pain d’épice ramenés par Nicole de Strasbourg, une pompe à l’huile confectionnée par Françoise, des chocolats et des papillotes. Peu à peu la salle se remplit accueillant les musiciens, 25 choristes et un public restreint mais de qualité qui allait cumuler les fonctions d’auditeurs et de reporters. Dans les loges les musiciens accordent leurs instruments et répètent fébrilement.
La soirée débute par une belle surprise. Xuejing qui apprend à jouer du hulusi avec Olivier depuis seulement trois mois interprète Kangding Qingge. Un grand bravo au professeur et à l’élève.
Les choristes interprètent plusieures chansons en chinois, en français et en anglais, par exemple Kangding Qingge. Comme dans les montagnes du Sichuan, garçons et filles se répondent. Nous chantons, bien sûr, des chansons de Noël : « Mon beau sapin », « Douce nuit » en français et en chinois (merci Annie). Pendant « Jingle bells » nous éteignons les lumières pour mieux voir les bracelets lumineux agités par les choristes enthousiastes. Quelle ambiance !
Entre les chansons nos amis musiciens jouent divers morceaux. Nous découvrons le talent de Wang Zhao au pipa. Les spectateurs sont subjugués par sa virtuosité qu’il a héritée de sa maman. Nous découvrons également le grand talent de Zou Feng au hulusi qui, avec Olivier, interprète un air que l’on joue au Yunnan pendant une fête où les participants s’aspergent d’eau. Notre chorale et le public font un triomphe bien mérité à nos musiciens. Ils ont su nous transmettre le Souffle de leur musique. Gageons que nous avons vu aujourd’hui les prémisses de futurs beaux concerts.
Une bien belle soirée d’échanges culturels comme sait le faire Chinafi. Nous chantons la joie d’être ainsi réunis. Notre chorale n’est jamais aussi performante que lorsque nous sommes nombreux.Une soirée qui restera longtemps gravée dans nos mémoires.
Comme le veut la tradition, nous terminons la fête en chantant « Minuit chrétien » une belle chanson qui proclame avec force la venue du Rédempteur mais peut-être aussi, si l’on se souvient que Noël plonge ses racines dans de très anciennes croyances liées au solstice d’hiver, le soleil invaincu, le Sol invictus, c'est-à-dire la renaissance du jour et de l’espoir.
Peuple debout, chante ta délivrance
Noël, Noël …
Joyeux Noël à tous,
Jean-Louis
lundi 10 décembre 2012
Gréasque : le musée de la mine
Anne avait prévu pour ce dimanche un thème original puisqu’il s’agissait de visiter le musée de la mine de Gréasque.
Nous sommes tout juste 30 (à vrai dire presque 31, puisque une de nos amies attend un heureux évènement) dont une bonne moitié de Chinois.
A l’entrée du site, nous pouvons observer un impressionnant dispositif métallique qui s’élève au dessus du Puits Hély d’Oissel. Nous apprendrons, au cours de la visite, qu’il servait à faire descendre les hommes et le matériel au fond de la mine et à les remonter avec le charbon.
Un ancien mineur, très sympathique, nous accueille derrière une maquette des installations aériennes de la mine qui compta jusqu’à 1200 mineurs. Il nous donne quelques chiffres impressionnants : les mineurs devaient extraire six tonnes de charbon par jour avec pics et pelles, faute de quoi ils étaient soumis à des pénalités. Ils disposaient d’un quart d’heure pour déjeuner. Li Lan traduit ces explications à nos amis chinois qui l’écoutent attentivement.
Une dame prend le relais du mineur. Elle nous conduit sous la structure métallique dont je parlais plus haut et prend place avec Li Lan sur un des ascenseurs qui acheminait en quelques secondes 50 mineurs à plus de 700 mètres de profondeur. Nous pénétrons ensuite dans la salle des gigantesques moteurs qui actionnaient les ascenseurs. Ces moteurs faisaient un bruit que l’on pouvait entendre à 15 km à la ronde. Les personnes chargées de les manœuvrer ne pouvaient pas se protéger car elles devaient être attentives à tous les bruits de la mine, notamment aux signaux sonores qui indiquaient la position de l’ascenseur.
Nous nous dirigeons ensuite vers une salle où l’on peut voir un de ces wagonnets que devaient remplir les mineurs. Notre ami nous montre les lampes et leurs batteries si lourdes dont l’acide brûlait parfois les pantalons et les hanches des hommes. La dame nous rappelle les nombreux dangers auxquels ils étaient exposés : l’asphyxie, les coups de grisous mais aussi un danger moins connu : les inondations. Il existe encore maintenant des canalisations qui évacuent l’eau des puits vers la mer.
Nous nous arrêtons un moment devant la statue de Sainte Barbe dont j’apprends qu’elle est la patronne de tous les corps de métiers maniant le feu ou supposant un travail souterrain. Le 4 décembre, jour de sa fête, était un jour chômé et payé où tous les mineurs se rendaient au restaurant.
La visite terminée nous restons quelques instants devant l’entrée du musée pour nous réchauffer au soleil. Le mineur nous confie quelques souvenirs. Il nous dit qu’un mineur qui n’a jamais eu peur en allant travailler cela n’existe pas. Une visite très intéressante que nous ne saurions trop recommander à ceux qui n’ont pas pu être avec nous ce dimanche.
Voici le site du musée : www.poleminier.com
Nous reprenons les voitures. Je monte dans celle d’Anne que j’ai un peu cassée à l’aller au grand rire de Théo. En traversant la campagne entre Gardanne et Bouc Bel Air, j’observe ces immenses charpentes métalliques qui dominent les anciens puits et dont je connais maintenant la destination. Au loin, la grande cheminée qui domine Gardanne et dont Jacques nous a dit qu’elle était aussi haute que la tour Eiffel.
Nous arrivons dans cette maison si accueillante où nous avons déjà passé de si bons moments. Il fait un peu froid pour manger dehors. Nous nous réfugions à l’intérieur. Bouteilles et victuailles s’amoncellent sur les tables. Les bouchons sautent et commence la dégustation des différents plats. Une mention spéciale pour l’excellent gratin dauphinois de Thierry. Et comme c’est bientôt Noël les friandises, truffes au chocolat et croquants aux amandes ne sont pas absents. Mais bientôt vient l’heure des chants. Notre chorale entonne quelques uns de ses standards chaleureusement applaudie par un public bienveillant qui nous est tout acquis. Anne nous fait ensuite un résumé de Germinal et nous lit quelques extraits du roman d’Emile Zola. Nous terminons la journée en buvant du thé et en faisant une chaîne pour transporter un peu de bois dans la réserve d’Anne.
Une journée bien sympathique. Un grand merci à Anne d’en avoir eu l’idée. Merci pour son accueil toujours aussi chaleureux et pour les photos qu’elle a prises sur le site de la mine. Les treuils, les rails, les trains de wagonnets, les structures métalliques, tout ce matériel désaffecté aujourd’hui silencieux et statique compose un curieux décor. En les regardant, on comprend que l’art moderne ait pu trouver là une source d’inspiration. Un grand merci à Françoise pour l’organisation pas toujours facile de nos rencontres, à Li Lan pour la traduction et à tous les participants pour leur bonne humeur.
Vivement la prochaine sortie qui sera conduite par Claude et Danielle qui nous feront découvrir quelques aspects de la capitale de la culture 2013.
Jean-Louis
vendredi 30 novembre 2012
Dimanche 9 décembre : au charbon
Prochaine sortie Chinafi
Dimanche 9 décembre
Notre prochaine découverte sera la Mine de Gréasque (près de
Gardanne)
Cette fois, c’est Anne
qui organise et qui nous pilotera.
Nous débuterons la journée par la visite du Musée de la Mine
de Gréasque qui nous permettra de revivre l’atmosphère de ce site du
Bassin de Provence au temps de son fonctionnement et de découvrir ainsi un pan
fondamental de notre histoire industrielle.
Après la visite nous irons chez Anne à Bouc Bel Air. Si le
temps le permet nous pique niquerons dans son jardin. S'il pleut ou s'il fait
froid nous nous entasserons (sic) chez elle.
Nous bénéficierons aussi d’un intermède littéraire avec la présentation
du célèbre livre d'Emile Zola : Germinal (qui
retrace la vie des mineurs et leur lutte) et la lecture d’un extrait de ce
livre.
Dans l’après-midi, avant de reprendre le chemin du retour,
nous essaierons si le temps (qu’il fait et qui nous reste) est favorable de se
promener un peu dans les environs.
Pour y être allés à de nombreuses reprises, nous nous réjouissons
déjà de retrouver l’ambiance conviviale des rencontres chez Anne et la chaleur
de son accueil. Par avance, merci à elle !
Prévoir un pique-nique que l’on pourra laisser dans la voiture
pendant la visite et que l’on partagera chez Anne et 4 € pour l’entrée au musée.
Le rendez-vous est fixé à 9 h précises à la station de métro la Rose car nous devons absolument être au Musée à 10 h.
Le rendez-vous est fixé à 9 h précises à la station de métro la Rose car nous devons absolument être au Musée à 10 h.
Merci de vous inscrire et - pour les
amis français - de préciser le nombre de places de voiture dont vous disposez.
Pour plus de renseignements,
téléphoner à
Jean-Louis (06 81 78 85 87),
Françoise (06 28 05 66 67)
ou Anne
(06 86 65 37 50), si vous cherchez votre chemin.
A très bientôt.
MO YAN : Prix Nobel de littérature 2012
Le 12 octobre dernier, le prix Nobel de littérature était attribué pour la première fois à un écrivain chinois : Mo Yan.
Félicitations à nos amis chinois d'avoir un compatriote auréolé d'un superbe prix international.
Bravo aussi au comité Nobel pour leur choix judicieux que j'espérais depuis longtemps.
J'en profite pour narrer ici une petite anecdote personnelle. Mo Yan est souvent venu en France à l'invitation du département chinois de l'université d'Aix en Provence qui compte en son sein Noël Dutrait, un des traducteurs des romans de Mo Yan. C'était à la bibliothèque Méjanes et Mo Yan devait intervenir. A mon arrivée, je l'aperçois en compagnie de N. Dutrait, en train d'attendre le début de la manifestation. M. Dutrait, que j'avais comme professeur, m'aperçoit et je m'avance pour les saluer quand soudain N.Dutrait est appelé par le directeur de la bibliothèque pour une affaire et je me retrouve donc seul en face à face avec Mo Yan. J'ai pu lui exprimer, dans mon chinois rudimentaire, mon admiration pour ses livres et pour l'ensemble de son oeuvre.
Mo Yan a beaucoup d'humour, très présent dans ses romans. Au cours de cette soirée il nous a avoué qu'il préférait écrire ses livres à la main plutôt qu'à l'ordinateur pour trois raisons. La première est qu'il va beaucoup plus vite à la main qu'avec le traitement de texte. La seconde est que sur l'ordinateur, il a vite fait de se retrouver sur internet et de se laisser distraire. La troisième raison est qu'il a l'habitude de laisser ses manuscripts à ses copains en échange de cigarettes.
Mo Yan a eu une enfance difficile car il n'était pas du genre 高富帅 (grand riche et beau). Il dit que dans ses romans, il cherche à recréer dans l'imaginaire l'enfance qu'il n'a pas eu. Il y parvient superbement.
Bravo encore à lui !
Olivier
lundi 26 novembre 2012
Le Parc de Saint Pons ...Enfin !
Plusieurs fois contrariée par les éléments, enfin nous avons pu faire, ce dimanche, la visite de du Gourd de l’Oule. Quelle joie de se retrouver sur le parking de la maison forestière du parc de Saint Pons qui fut le point de départ de si belles randonnées ! Nous sommes une trentaine, dont environ deux tiers de Chinois. Quelques nouveaux visages. Le plaisir de faire de nouvelles connaissances. Les sympathiques membres de l’équipe de Jean-Marc nous emmènent en voiture au point de départ de notre excursion. Nous n’avons fait que quelques petits kilomètres et pourtant le paysage a changé. C’est déjà un paysage de montagne. Les brumes et les brouillards enveloppent les sommets nous plaçant dans l’ambiance d’un tableau chinois.
Nous commençons notre descente au fond du vallon. Jean-Marc nous fait remarquer une veine de gypse et nous explique les propriétés de ce minéral qui servait jadis à enduire les façades des maisons. Puis c’est un fossile qui nous rappelle que la mer recouvrait autrefois la région.Notre guide nous fait remarquer un arbousier dont les fruits fleurissent en même temps que les fleurs, un peu plus loin c’est la trace d’un sanglier. Nous faisons la photo de groupe sous un magnifique érable. Jean-Marc nous fait signe de nous regrouper sous le feuillage de l’arbre. Il va nous raconter une histoire. Tout à coup, il secoue les branches gorgées d’eau de pluie aspergeant les naïfs auditeurs au grand rire de nos amis chinois. C’est l’histoire de l’érable qui pleure !
Une promenade au bord d’une petite rivière. Le paysage est magnifique, infiniment reposant. Les arbres ont revêtu leurs parures d’automne. Nous arrivons au Gourd de l’Oule. Jean-Marc nous raconte l’histoire, cette fois pour « de vrai », de ce lieu où s’opposèrent jadis le marquis d’Albertas et les paysans pour la maîtrise de l’eau. Puis nous redescendons tranquillement le chemin qui suit la rivière en direction de l’Abbaye sur laquelle veillent deux gardes forestiers. Regardez comme ils ont fière allure sur leurs chevaux. Bien sûr tout le monde veut une photo en leur compagnie. Notre ami nous ouvre les portes de l’Abbaye qui étaient une Abbaye de religieuses. Elle ne fut jamais terminée pourtant elle essaima en de nombreuses maisons fille dont une à Marseille. Je pense aux quatre religieuses qui restaient au XV° siècle. Ne parvenant plus à se chauffer et à se nourrir, ces femmes écrivirent à leur hiérarchie pour quitter les lieux. Mais elles durent rester pour garder l’Abbaye. Notre chorale est invitée à se produire. Jamais, je crois, elle n’a chanté dans un lieu aussi beau.
Nous visitons le cloître. Jean-Marc nous ouvre une salle pour le déjeuner. Mais nous préférons nous restaurer dehors. Il fait plus chaud. Nous sortons tables et chaises. C’est le moment du partage. Nous goûtons les délicieuses spécialités cuisinées par nos amis chinois. Nicole enregistre sur sa tablette magique les photos et les adresses de nos nouvelles connaissances. Un étudiant chante remarquablement bien un extrait de Notre Dame de Paris.
Mais bientôt c’est l’heure du départ. Nous continuons à suivre la rivière. Notre guide nous invite à fermer les yeux ; à écouter les mille bruits de la forêt ; à voir avec nos oreilles. Jean-Marc nous emmène à la chapelle Saint Martin et nous en ouvre les portes. Il nous montre l’emplacement d’un trésor découvert il y a quelques années et qui se trouve maintenant à l’Hôtel des Monnaies, mais le véritable trésor de cette chapelle c’est une petite colonie de chauve-souris rarissimes qui vient nidifier chaque année dans la chapelle qui se voit ainsi transformée en maternité pour chauve-souris.
Nous terminons notre randonnée en traversant le Paradou, un ancien groupe de maisons autrefois occupé par différents corps de métiers, aujourd’hui en ruine, mais en voie de restauration. Ce sera la future entrée du parc.
Voilà, je ne vous ai raconté qu'une bien petite partie de ce que nous a fait découvrir Jean-Marc. De l’avis de tous les participants, faire une randonnée avec lui est un véritable enchantement. Là où vous passez sans rien voir, il sait faire apparaître l’infinie richesse de la faune, de la flore ou des pierres. Avec lui tout prend une signification, une épaisseur. Il possède toutes les clefs au sens propre comme au sens figuré. Je pense, par exemple, à ces marques sur les pierres de l’Abbaye dont il nous a révélé le secret. Ce sont les signatures des artisans qui travaillèrent ici.
Pour être complet, il faudrait que je vous parle aussi de la bonne humeur de tous les participants, de leurs conversations et de leurs rires. Des projets qui s’ébauchent, comme par exemple, un concert au profit de Couleurs de Chine. Mais là ce n’est plus un post sur un blog, c’est un livre qu’il faudrait écrire.
Nous nous sommes quittés ravis de cette journée et prêts à recommencer le 9 décembre pour une visite du musée des mines de Gréasque organisée par Anne.
Un grand merci à Jean-Marc pour nous avoir servi de guide, à Françoise pour avoir organisé cette randonnée et à nos traductrices : Li Lan et Elsa.
Jean-Louis
mercredi 21 novembre 2012
Dimanche 25 novembre : on sort!
Dimanche 25 novembre, Parc de Saint-Pons
Cette fois, quoiqu'il arrive, on sort!
Nous allons nous retrouver ce dimanche 25 novembre pour la sortie prévue précédemment :
Jean-Marc nous guidera dans un sentier du Parc de St Pons et nous fera partager ses connaissances sur la flore et la faune.
Pour la pause de midi, si - par hasard il pleuvait - nous aurions une solution abritée.
La visite de l’Abbaye est aussi programmée.
C’est une randonnée sans difficulté, sur sentier, il faut néanmoins prévoir de vraies chaussures de marche (minimum tennis), un pique-nique dans le sac à dos et de l’eau.
Le rendez-vous est fixé à 9 h 15 sur le parking de la station de métro La Rose.
Il est indispensable de s'inscrire, que tous ceux qui viennent en voiture précisent le nombre de places dont ils disposent. Nous devrions avoir le plaisir de compter parmi nous de nombreux nouveaux étudiants chinois et espérons bien avoir des places pour tout le monde.
Mail à : chinafiactivites@gmail.com
Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler Françoise (06 28 05 66 67)
ou Jean-Louis (06 81 78 85 87).
A bientôt.
jeudi 15 novembre 2012
Téléphérique urbain
Aujourd'hui, France Inter diffuse en direct de Brest et voici à peu de chose près leurs propos :
"Après Londres, Barcelone ou Grenoble, Brest va faire son entrée dans le cercle fermé des villes possédant un téléphérique urbain. Brest Métropole Océane a en projet de créer une liaison aérienne par câble au-dessus de la Penfeld, entre la rive gauche de la ville et le futur quartier des Capucins."
Ci-dessus la photo du téléphérique de CHONG JING, photo prise en 2008, savez vous quand il a été mis en service ?
Et poutant il est occulté dans les média, pourquoi?
Nicole
"Après Londres, Barcelone ou Grenoble, Brest va faire son entrée dans le cercle fermé des villes possédant un téléphérique urbain. Brest Métropole Océane a en projet de créer une liaison aérienne par câble au-dessus de la Penfeld, entre la rive gauche de la ville et le futur quartier des Capucins."
Ci-dessus la photo du téléphérique de CHONG JING, photo prise en 2008, savez vous quand il a été mis en service ?
Et poutant il est occulté dans les média, pourquoi?
Nicole
Lin Dai Yu
Je
voudrais vous parler aujourd’hui d’un roman que j’aime beaucoup comme l’aiment,
d’ailleurs, pratiquement tous les Chinois. Il s'agit du Rêve dans le Pavillon Rouge.
Par
où commencer ? Le mieux c’est peut-être de vous dire quel est mon
personnage préféré.
Il
s’agit de Lin Dai Yu qui est l’héroïne du roman. Je l’aime d’abord à cause de son
prénom Dai Yu (黛玉) qui signifie Jade sombre. « 黛 » était utilisé dans les temps anciens pour souligner les
sourcils. C’est un mot très beau, utilisé dans beaucoup de poèmes. Il évoque
beaucoup de choses pour les Chinois. De nos jours, ce mot a été utilisé pour
traduire pour traduire la marque « ESTEE LAUDER » qui se dit : 雅诗兰黛. <雅> ( YA)
est élégant, 诗(SHI) est poème, 兰(LAN)est
l’orchidée. Les quatre mots sont trop élégances.
Lin
Dai Yu est belle, fidèle, sincère, sensible et très érudite. Elle est née à
Suzhou, une belle ville du sud de la Chine, connue pour ses jardins et ses
poètes.
Le destin de Lin Dai Yu est tragique. Dans la Chine ancienne, le
mariage des enfants était décidé par la famille. Elle n’épousera pas celui
qu’elle aime.
J’aime beaucoup aussi la troisième Demoiselle Printemps.
Je vous dirai pourquoi dans un prochain article.
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