dimanche 24 janvier 2016

22 v'là Chinafi

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Nous sommes, en effet 22 pour cette première rencontre Chinafi de l’année 2016 répartis à peu près pour moitié entre Chinois et Français. Nous avons choisi comme destination la Sainte Baume.

Une rencontre Chinafi c’est l’occasion de faire de nouvelles connaissances, de retrouver d’anciens amis. C’est l’occasion d’avoir avec eux des échanges intéressants sur les chemins ou dans les voitures. En voici un exemple sur lequel nous aurons peut-être l’occasion de revenir. Il porte sur les différentes conceptions de la traduction. Faut-il rester au plus près du mot à mot pour conserver la saveur et l’esprit de la langue quitte à accompagner la traduction d’un appareil de notes ? Faut-il, au contraire, trouver des expressions équivalentes pour donner à la traduction plus d élégance et être plus immédiatement compréhensible par le lecteur ? Partisan de la première formule, je dois reconnaître que je semblais être en minorité. Qu’importe ! Ces discussions vont alimenter notre réflexion pendant plusieurs jours.

Une rencontre Chinafi, c’est aussi l’occasion d’un grand bol d’air et d’un contact avec la nature. Sur ce plan nous sommes particulièrement gâtés. Le temps est magnifique, sans même les petits nuages annoncés par la météo. Cela nous permet d’apprécier au mieux la beauté de la montagne et de la forêt. Arrivés sur l’esplanade de la grotte nous pouvons découvrir toute la plaine, l’hostellerie, un peu plus loin la barre de la Sainte Victoire et encore plus loin les pré-Alpes enneigées.
Nous avons la chance d’avoir le refuge presque pour nous seuls. Le repas est, comme toujours, un beau moment de partage et de convivialité. Rien ne manque : les vins blanc et rouge, un joli dessert à base de courge et en reproduisant la forme, les délicieuses pâtes de coings d’Olivier aux vertus mirifiques. Wenji nous montre comment éplucher un pamplemousse et faire de l’écorce une sorte de couronne et pour finir, avec le café, un excellent marc du Garlaban apporté par Marie-Claude et Michel.
Après déjeuner nous visitons la grotte. Il y a encore une jolie petite crèche. Sans doute inspiré par la sainteté des lieux, le révérend Eric nous fait une courte homélie et nous bénis.

Avant de redescendre nous faisons la traditionnelle photo de groupe sur les marches de l’escalier. Les sentiers toujours aussi beaux, le soleil perce à travers les arbres donnant au paysage une gaité des plus réjouissantes. Je me renseigne auprès des étudiants de Kedge d’un projet qui nous tient à cœur : la célébration de la fête des Lanternes. Il semble que les choses suivent leur chemin.
Au bas de la descente nous nous arrêtons devant une grande table de bois. Vous la voyez ? Et nous essayons de chanter quelques chansons. Pour les chansons chinoises ça va à peu prés car elles sont connues de nos amis. C’est moins bon pour les chansons françaises. Il manque cette force qui soude, qui porte un groupe lorsqu’une chanson est bien chantée et qui, comme la musique, procure tant de joie.

Mais ne boudons pas notre plaisir. Malgré quelques difficultés d’organisation mais qui finissent toujours pas s’arranger ce fut une belle journée. Un encouragement à recommencer.
Un grand merci à Nicole pour nous avoir servi de guide.
Jean-Louis

6 commentaires:

Nicole a dit…

Oui, une bien belle journée
Une visite de gemenos a ravi mes passagères
Cela m'a rappelé de très bons souvenirs
Puis discussion autour de la lavande, oui une sortie est incontournable fin juin MAIS attention réserve aux choralistes (rions)
On a du mal à recruter mais liliane m'a assuré qu'elle va faire de la pub auprès des étudiants libres le mardi soir

marie-claude monteillet a dit…

Merci à tous les 2 pour cette balade.Vivement la prochaine ! Les genoux de Michel ont tenu "cou-ci cou-ça" ;) mais nous avons ramené nos passagers à bon port via l'Espigoulier.
A bientôt à la fête des lanternes.

marie-claude monteillet a dit…

Merci à tous les 2 pour cette balade.Vivement la prochaine ! Les genoux de Michel ont tenu "cou-ci cou-ça" ;) mais nous avons ramené nos passagers à bon port via l'Espigoulier.
A bientôt à la fête des lanternes.

Jean-Louis a dit…

Pour la chorale espérons Nicole. La journée d’hier aura peut-être fait naître des vocations. Je pense que nos amis chinois ont été contents si on mesure leur satisfaction à leurs rires qui égayaient notre marche et le repas.Ce sont des sorties comme celles-là qui leur font se souvenir longtemps de leur séjour en France.

Marie-Claude et Michel, je vous souhaite un excellent voyage en Chine. Merci d’être venus hier malgré votre départ imminent. Vos passagers ont dû être contents. Olivier me disait, lors du trajet aller, que la route de l'Espigoulier est magnifique. Par ailleurs, Marie-Claude, l’expression que tu emploies à propos des genoux de Michel me donne l’occasion de développer une partie de l’article.

Pour illustrer les différentes conceptions de traduction on peut prendre la fameuse expression ma ma hu hu. Si l’on se contente de traduire par cou-ci cou-ça on conserve le sens mais si on ne signale pas la traduction littérale, au moins par une note, on perd, à mon avis, la saveur et l’esprit d’une langue et d’une culture qui aime à s’exprimer par images, par répétitions et par oppositions. Mais, encore une fois, il ne s’agit pas de savoir qui a raison mais de l’enthousiasme qui s’exprime dans l’exposé des opinions et qui donne à penser pour plusieurs jours.
Je donnerai, peut-être bientôt sur le blog, un autre exemple de ces conversations qui m’a beaucoup donné à réfléchir. Elle avait pour thème le fait que toute chose nait, grandit, atteint son apogée puis décline et disparaît. J’ai déjà le titre de l’article « Peter Pan et Don Quichotte »
Jean-Louis

Olivier a dit…

Je craignais un peu une sortie à la sainte Baume en plein mois de janvier mais comme d'habitude "il a fait beau" dans le ciel et dans les cœurs.
Ces sorties sont aussi l'occasion de débats passionnants où les idées s'expriment et se défendent.
C'est parti sur les chapeaux de roues sur la traduction, débat qu'il faudra poursuivre. Et pour le relancer, suite à ton dernier commentaire, cher Jean Louis, je t'invite à aller jusqu'au bout et de proposer ta solution pour la traduction de ma ma hu hu ;-)
Cela a continué sur la politique internationale avec Jean Michel. Je retiendrai cette belle maxime chinoise semble-t-il : "les arbres ne montent pas jusqu'au ciel" qu'on peut appliquer à bien des situations.
On a aussi évoqué avec Wenjing les résultats de l'élection présidentielle à Taïwan et on a félicité le peuple de Taïwan pour avoir, pour la première fois de son histoire, porté une femme à la présidence.
Je n'ai pas manqué de parlé musique et hulusi avec Eric, toujours passionné par ce bel instrument.
Vivement la prochaine sortie.
Olivier


Jean-Louis a dit…

Cher Olivier,
Très heureux que tu aies apprécié notre sortie de dimanche. Bien entendu nous en referons d’autres en essayant de tenir le rythme d’une par mois.
Très heureux également de voir renaître nos débats d’antan. Pour en revenir aux problèmes de traduction, il me semble qu’une langue véhicule non seulement un sens mais aussi une saveur et l’esprit d’une culture. C’est pourquoi s’en tenir au sens me semble appauvrir la traduction.
Pour en venir à la traduction de « ma ma hu hu » je traduirais certainement cette expression dans le corps du texte par « cou-ci cou-ça », mais j’ajouterai une note pour signaler l’image du tigre et du cheval. Le lecteur pourrait ainsi, s’il le souhaite, apprécier la saveur de l’expression chinoise.

De bien beaux débats en perspective.
Jean-Louis