mercredi 5 novembre 2008

Cine Chinafi - Royal de Luxe

Un samedi après-midi comme toujours, c'était la rentrée de Ciné Chinafi samedi le 25 oct. Pour la première fois, un documentaire est choisi pour la ciné de Chinafi. Mais une histoire encore plus "faramineuse" qu'une fiction.

Synopis: L'hisoire se passe à fin fond de Chine, Guan Cun, petit village de 750 habitants, au nord de la province du Shaanxi, épargné encore de la modernité. Un groupe de théatre de la rue, Royal de Luxe, s'est installé avec des membres français et africains, à la recherche d'inspiration, de nouvelles idées et talents. Répétitions, ateliers, marionnettes, improvisations, recherches, musiques africaines et chinoises... ont rythmé, pendant ces trois mois la vie quotidienne de la troupe et des villageois.

Pas très long, mais je crois que le film a rempli la salle de plein de bonne humeur et de douceur, malgré le paysage rude et sec.

C'est une région réputée pour sa terre jaune et sableuse, ne guère capable de faire pousser des graines. C'était une des raisons pour laquelle la Longue Marche de Mao s'arrêta à côté: les seigneurs de Kuo Ming Tang s'en foutaient de cette terre et avaient des flemmes de venir jusque là. Mais les habitants (陕北人 shan bei ren / les gens du nord de Shaanxi) ont incroyablement un don de mélodie et de bonheur. Ils ont accueilli avec bienveillance les artistes français et africains de Royal de Luxe, peu importe leur couleur de peau et niveau de chinois, et surtout adoré les pièces "originales" qu'ils ont fait. On les voient tout au long du film, à travers les sourires ridés, les gens qui racontent, etc. etc.

Le Royal de Luxe est un groupe de théatre de rue nantais (d'origine d'Aix en Provence on peut dire pour les écoles léchées par ses créateurs), impressionnant par leur capacité de se débrouiller et créer des miracles à partir de rien. *Les "blanches et noirs" étaient là vraiment mélangés avec les "jaunes", non sans peine, mais avec bp de assituduité et d'ouverture, à apprendre à se comprendre et travailler avec. On s'apprécie, s'échange des idées, se découvre. Les marionnettes ont plus de caractères et de vie, les chansons ont plus d'énergies. ces «Petits Contes chinois revus et corrigés par les nègres» ont eu un grand succès devant les villageois dont une fille a vu et revu pour 6 fois.

L'histoire s'arrête aux sourires des spectateurs français quand la pièce est revenue à Nantes. Les mêmes sourires et regards curieux que 8000 km plus loin.

Dans la continuité de cette conte réelle, on va voir à la prochaine séance, toujours un samedi après-midi en novembre, leur expérience en fin fond d'Afrique (Cameroun),. (Pas sur la Chine pour une fois, mais )pour finir l'histoire et continuer jusqu'au bout notre discussion, sur tout qui sort de nos yeux. Bien sûr on va revoir un peu d'extrait de l'épisode en Chine. Espère votre présence et partage de toutes vos avis. La date exacte sera communiquée après planning de Chinafi.

*Ne soyez pas choqué par ce descrptif, qui n'a aucun préjugement raciste. ça vient d'une chanson "française" très mignonne, chantée par un musicien chinois. Je vous laisse découvrir dans le film.

3 commentaires:

NICOLE a dit…

JE REGRETTE MON ABSENCE DE LA 1ère SEANCE, JE VAIS FAIRE TOUT MON POSSIBLE POUR ETRE PRESENTE LA PROCHAINE FOIS.
J'ATTENDS DONC DE CONNAITRE LA DATE DE LA PROJECTION.
MERCI POUR TON DEVOUEMENT CHERE JIN PING.

Olivier a dit…

Merci à Jin Ping pour ce message et à Royal de Luxe pour son théâtre.

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce documentaire c'est l'évolution des regards que chinois, africains et européens portent les uns sur les autres.
Au début du projet, on entend beaucoup des phrases du type "cela va être difficile", "on n'a pas les mêmes codes", "on est tellement différents" et puis au fur et à mesure, dans l'action, des échanges ont lieu, des jeux se mettent en place, des machines se conçoivent, des musiques se créent, pour finalement produire un spectacle qui peut être vu et apprécié par tous, chinois, africains, européens.

J'ai aussi beaucoup apprécié que ce travail se fasse au cœur du peuple chinois, par ce peuple et pour ce peuple, au grand étonnement d'ailleurs de ce dernier qui visiblement n'en a pas l'habitude. Peuple d'une grande sagesse comme en témoigne ces dictons récités avec une grande simplicité devant la caméra. "Même avec neuf femmes, on ne fait pas un bébé en un mois" est à la fois très drôle et très profond.

Olivier

juju a dit…

Bonsoir,

la date est fixé: rdv samedi le 22 nov 16h30 au local Chinafi. comme d'hab.

bienvenu! et ça sera gentil d'envoyer un petit mot à Dan (Contact Chinafi) pour réserver.

Espère vous voir.

Jingping