dimanche 9 février 2014
Chinafi fête l'année du Cheval
Lorsque j’arrive à l’espace de la rue Jean Martin, la salle est déjà bien décorée. Les lanternes chinoises sont accrochées aux poutres du plafond. Les peintures de roseaux sur papier rouge sont suspendues le long des murs. Les élèves de Pan Jie exposent leurs œuvres. Nicole a apporté un cheval en bois qui fait la joie des plus petits, de Diane par exemple.
Petit à petit les invités arrivent accueillis par Jacques. Les organisateurs s’affairent. Maeva et Guy répètent leur présentation. Un peu de stress comme c’est normal pour l’organisation d’une pareille rencontre. Les ateliers se mettent en place : le rami chinois animé par Elisabeth, un atelier de peinture et de calligraphie, le thé organisé par Françoise et Eric, le mahjong, les instruments de musique chinoise avec Olivier et les bracelets chinois confectionnés par nos choristes. Tous connaissent un vif succès. Notre chère chorale se retire un moment pour répéter dans l’arrière salle tandis que le Révérend Eric nous bénit du haut de sa chaire.
Mais le spectacle va commencer. Les animatrices se changent, trop belles dans leur longues robes chinoises. C’est notre chorale, chaleureusement applaudie par un public bienveillant, qui a l’honneur de donner le coup d’envoi des festivités. Vers 18h00, arrivée du Président du Conseil Général. Discours officiel et échange de cadeaux. Le spectacle continue avec Pan Jie qui peint un cheval plein d’énergie
pendant que Li Lan calligraphie une inscription en grande sigillaire. Deux membres de Shaolin Kung Fu effectuent une danse des poignards et une danse de l’éventail très remarquées. Les plus jeunes élèves de Chinafi et leur professeur nous proposent une version chinoise du jeu du furet. Une mention spéciale pour les élèves de l’International Music School of Provence qui nous offrent un magnifique spectacle de violon avec notamment une belle adaptation de Molly hua. Et bien entendu, pour introduire le repas, Guy interprète son immortel succès : la cuisine asiatique dont la version chinoise provoque le fou rire de Dan assise à côté de moi.
Voici l’heure du repas. Grâce aux bonnes volontés s'affairant en cuisine, les plats apportés par les invités ont été mis sur des assiettes, le buffet a été dressé. Nous sommes nombreux, près de 150, je pense. Mais tout le monde peut manger. Le repas c’est aussi l’heure des échanges, la joie de revoir certains amis qui s’étaient fait rares ces derniers temps, la possibilité d’aller de groupes en groupes pour prendre part aux conversations. Xiuxiu me pose une question amusante : qualifier la France en trois mots, idem pour la Chine. Que répondriez-vous, amis lecteurs ?
Le spectacle reprend après le repas avec Olivier qui interprète plusieurs morceaux au dizi ou au hulusi. J’aime particulièrement le premier, un peu nostalgique. Notre chorale intervient une nouvelle fois avec trois chansons et une danse de Vicky sur Ming Yue.
La soirée se termine joyeusement par une danse circassienne endiablée et …essoufflante.
Voilà, une énumération un peu à la Prévert, mais qui montre la richesse des animations. En résumé, une belle fête. Une atmosphère détendue, les tensions apaisées. Un grand merci aux organisateurs, aux artistes et aux invités qui ont tous contribué à la réussite de cette chaleureuse rencontre.
Jean-Louis
jeudi 6 février 2014
Conférence "Enfants de Chine"
Merci à M. DOLINSKY et à l’association COULEURS DE CHINE de nous avoir fait PASSER une si bonne soirée.
Docteur en histoire sociale contemporaine, Michel DOLINSKY enseigne actuellement à l’Université d’Aix-Marseille dans le Département d’Etudes Asiatiques. Expert en problématiques sociales contemporaines chinoises, ses recherches portent sur les migrations et l’établissement de groupes diasporiques chinois à l’étranger.
L’association Couleurs de Chine, association d’origine française créée dans les années 1990 dans le Guanxi (sud de la Chine, province proche du Vietnam), était représentée par Jean-Paul LAJOINIE, son Vice-Président et Marine VITRÉ responsable sur le terrain pendant plus de 4 ans.
Comme l'a si bien dit HAO JI ZHE : "on n'a pas vu le temps passer"
Quel plaisir d'apercevoir dans la salle des visages connues, tout d'abord Danielle et Alain, puis Claude bien sûr, Yves et Michelle et ô surprise Vincent et Caroline.
CHINAFI QUOI!!!
M. Dolinsky a rappelé brièvement les invasions étrangères par le Nord qui ont entrainé à plusieurs reprises des migrations en masse vers le sud du pays, d’où la présence de nombreuses minorités dans cette partie de la Chine. Parmi ces minorités, celles des Yiao, des Miao et des Dong sur lesquelles porte principalement l’action de l’Association Couleurs de Chine.
Il a ensuite souligné les différentes politiques marquantes appliquées sur le territoire :
- en 1973 prédominance de la politique du « WAN XI SHAO : tard, espacé, peu » politique nationale fondamentale
- en 1979 : la politique de l'enfant unique introduite pour ralentir la forte croissance démographique liée à la période post révolution culturelle. Cette politique démographique a engendré un vieillissement de la population et ce phénomène devrait perdurer jusqu'en 2050. On constate déjà aujourd’hui une pénurie de femmes importante.
La place des grands-parents dans ces zones peuplées de minorités fut soulignée (les parents partant travailler à la ville pour améliorer leur situation, les enfants sont systématiquement confiés à la garde des grands-parents).
L’association est ensuite intervenue pour expliquer son action qui consiste majoritairement à aider les fillettes des minorités du Guanxi à accéder à l’éducation, aide fournie par des parrainages et du mécénat d’entreprises.
A ce jour 5000 enfants font l’objet de parrainages par plus de 2500 parrains, majoritairement issus de France, de Suisse et de Belgique. Ces parrainages concernent des élèves du cycle primaire à l’université !
Mais l’association intervient également dans la construction des écoles, dans la rénovation des « Tours du tambour », lieux de vie de ces villages, et dernièrement dans la restauration des Lusheng, instruments de musique très présent chez ces minorités.
L’exposé de M. Dolinsky fut entrecoupé de petits films réalisés dans le Guanxi par l’Association Couleurs de Chine.
Vous pouvez retrouver ces films sur le site de CDC :
www.couleursdechine.org/
L’échange qui a suivi cette présentation avec la salle a montré le vif intérêt des participants.
Si vous souhaitez parrainer un enfant du Guanxi pour qu’il accède à une meilleure éducation, rendez-vous sur le site de l’Association… qui a besoin de toutes les bonnes volontés. Et vous pourrez, si vous le souhaitez, vous rendre sur place pour rencontrer votre filleule par le biais de l’association « Pays Miao « (toutes les informations se trouvent sur le site de Couleurs de Chine).
CLAUDE (et Nicole)
mardi 4 février 2014
Il est revenu ...le temps de la Chandeleur
Beaucoup de monde, ce soir, au tempo pour célébrer la Chandeleur.
C'est l’occasion de fêter nos retrouvailles avec Martine que nous avons la joie de retrouver en grande forme après son opération, avec Mireille, heureuse grand-mère de la petite Klervie. Philippe, Annette sont venus nous prêter main forte. Beaucoup d’amis chinois également comme vous pouvez le voir sur les photos.On échange les nouvelles. On se prend par le bras ou par l'épaule.
Comme le veut la tradition nous mangeons des crêpes et buvons du cidre. Et bien sûr nous chantons. Shu Shu ou Cui nous donnent le "la". Comme nous sommes nombreux nos chansons sonnent bien.
Je crois que nous sommes prêts pour notre grande fête de samedi.
A bientôt les amis.
Jean-Louis
dimanche 2 février 2014
Reconnaissance nostalgique dans le parc du Mugel
Ce samedi, Nicole nous propose de faire une reconnaissance pour préparer une éventuelle sortie Chinafi. Il s’agit de découvrir le parc du Mugel à La Ciotat.
A l’entrée un panneau nous explique que le parc, abrité des embruns par le Bec de l'Aigle et baigné par la Méditerranée, bénéficie d'un climat propice, qui a permis de créer un ensemble de jardins et d'espaces sauvages. Partons donc à sa découverte. Une végétation très méridionale composée de palmiers, de cactus. Encadrée par les arbres on aperçoit la mer où sont posées des voiles multicolores. Nous descendons vers une petite crique dominée par le Bec de L’Aigle. C’est un paysage assez curieux. Le Bec me fait penser à une énorme météorite qui serait venu atterrir là il y a des milliers d’années. Nous allons jusqu’au belvédère pour contempler le paysage. Au milieu de la crique un petit ilot sert de perchoir aux mouettes. Et puis nous reprenons notre exploration du parc. Nous passons près de l’impluvium, longeons une bambouseraie. D’une terrasse nous découvrons un petit jardin à la française avec ses bosquets aux formes géométriques. Pour célébrer la fête du Printemps les amandiers et les mimosas se sont parés de leurs premières fleurs. Des narcisses aussi peut-être et des fleurs qui ressemblent à des marguerites. J’aperçois une pancarte « pelouse interdite » qui me fait sourire car elle me fait penser à une chanson de Catherine Le Forestier (la sœur de Maxime) et me transporte à une époque où nous pensions « qu’il était interdit d’interdire » et que l’on pouvait changer le monde.
Nous remontons vers des bâtiments un peu délabrés. Dans les allées des bancs où tout à l’heure des ombres viendront se livrer à un colloque sentimental quand le vieux parc sera redevenu solitaire. Avec Nicole nous tirons les conclusions de notre reconnaissance. Un bien joli parc, idéal pour une petite promenade mais qui, sans doute, ne permettrait pas de remplir une journée chinafienne.
Pour rentrer à Marseille nous prenons le chemin des écoliers par la route des crêtes. Ce qui permet de faire de jolies photos en adoptant, chacun à notre tour, les poses chinoises.
La pluie s’est remise à tomber. Aussi nous sommes contents de nous retrouver dans la maison de Nicole où Elisabeth nous accueille chaleureusement. Nicole a prévu de faire un petit cours de cuisine française et de faire goûter à nos amies des artichauts, plat pratiquement inconnu en Chine. Le cours de cuisine doit porter sur la confection d’un gâteau au chocolat et d’un bœuf bourguignon. Dans la bonne humeur chacun participe selon ses compétences.
Bientôt nous passons à table car les estomacs affamés crient famine. Nous commençons par les raviolis et un plat de poulet apportées par nos amies. Puis vient le tour des mets français et tout d’abord des fameux artichauts. « Alors c’est bon ? » demandons-nous. Très poliment il nous est répondu que la sauce qui accompagne les artichauts est excellente. Puis vient le tour du bœuf bourguignon et du gâteau au chocolat qui sont, par contre, unanimement appréciés. Nous levons nos verres à la nouvelle année, au succès des soutenances, à nos chansons. Bien restaurés nous avons retrouvé l’énergie pour une de nos dernières répétitions avant notre grande fête. Nous sommes fin prêts.
Il est temps de se séparer. Mais nous nous reverrons bientôt. A mardi ! Nous fêterons la Chandeleur …
Jean-Louis
vendredi 31 janvier 2014
Bonne année du Cheval
Bonne année du Cheval à tous.
Nos amis rentrés en Chine nous envoient assez régulièrement de leur nouvelles accompagnées parfois de chansons qu’ils proposent à notre chorale.
Aujourd’hui nous recevons les vœux de Jie. Elle nous signale une expression utilisée pour l’année du Cheval, expression qui joue sur l’homophonie chère à la langue chinoise.
En chinois, "sur un cheval" 马上 est homophone de l’expression qui signifie "immédiatement".
Alors马上, sur un cheval, immédiatement souhaitons nous une année détendue et plein de belles choses.
Jean-Louis
mercredi 29 janvier 2014
Seules dans les montagnes
Dans son nouveau documentaire, le réalisateur chinois brosse l’histoire de trois soeurs vivant seules dans un petit hameau des montagnes du Yunnan. Le père, lui, travaille à la ville. La mère, absente, a disparu depuis bien longtemps. Dans les maisons voisines, la tante nourrit comme elle peut les trois petites gamines, le grand-père soutient cette situation familiale chaotique et douloureuse
Merci Martine de m'avoir informé de la diffusion de ce film sur Arte, partant prochainement visiter le Yunnan j'ai pas hésité à le regarder!!!
Alors si ça t'interesse n'hésite pas à le faire aussi en mode REPLAY.
Outre le fait de se délecter des paysages grandioses on est sensible à l'analyse critique où questions politiques et historiques sont bien présentes.
Nicole
Apparition
Calligraphie partielle du poème chinois par Shain Jye Mong
Il pleut. La pluie, la lune deux éléments Yin qui ont souvent inspiré les poètes ou, si l’on est pas poète, qui incitent à lire leurs œuvres pour les suivre dans leur rêverie.
Cette rêverie a souvent pour thème l’apparition de l’être que l’on aime ou que l’on aurait pu aimer. Pour l’illustrer j’ai choisi deux poèmes. Le premier est chinois, le second français.
Le poème chinois est de Dai Wangshu (1905-1935) qui séjourna à Lyon de 1932 à 1935. Il a traduit plusieurs auteurs français et ses poèmes reflètent l’influence des symbolistes et de Françis Jammes.
La ruelle sous la pluie
Avec un parapluie en papier huilé, seul
Je déambule dans une longue et longue
Ruelle solitaire, sous la pluie
Et j’espère rencontrer
Une jeune fille aussi triste
Qu’une fleur de lilas.
Elle aura
La couleur du lilas
Elle soupirera sa plainte sous la pluie,
Triste et mélancolique,
Elle déambulera dans cette ruelle solitaire
Avec comme moi
Un parapluie en papier huilé
Et comme moi elle marchera en silence
Froide, seule et triste.
Elle s’approchera sans bruit
Et à cet instant me jettera
Un regard qui soupire
Puis elle passera comme un rêve
Un rêve vague et triste
Comme un lilas
Qui passe, fugitif dans un rêve
Cette jeune fille me croisera
Et s’éloignera en silence
Dépassant la haie délabrée
Pour disparaître au bout de la ruelle, sous la pluie.
Dans l’air mélancolique de la pluie
Se retrouveront sa couleur
Eclipsé son parfum
Disparu son regard
Qui soupire
Et sa tristesse de lilas.
Avec un parapluie en papier huilé, seul
Je déambule dans la longue et longue
Ruelle solitaire, sous la pluie
Et j’espère rencontrer
Une jeune fille aussi triste
Qu’une fleur de lilas.
Les poèmes français ayant pour thème l’apparition de l’être aimé ou que l’on aurait pu aimer sont nombreux.
On pense à Verlaine : « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant… »
A Nerval : « Il est un air pour qui je donnerai… ».
A Baudelaire : « …Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais ! »
Celui que j’ai choisi est, peut-être moins connu, mais tout aussi beau. Il est de Stéphane Mallarmé qui fut un des chefs de file des symbolistes et que devait particulièrement aimé le poète chinois.
Apparition
La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles.
- C’était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S’enivrait du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d’un rêve au cœur qui l’a cueilli.
J’errai donc, l’œil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes sommeils d’enfants gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.
Je regarde par la fenêtre, il pleut toujours…
Jean-Louis
Il pleut. La pluie, la lune deux éléments Yin qui ont souvent inspiré les poètes ou, si l’on est pas poète, qui incitent à lire leurs œuvres pour les suivre dans leur rêverie.
Cette rêverie a souvent pour thème l’apparition de l’être que l’on aime ou que l’on aurait pu aimer. Pour l’illustrer j’ai choisi deux poèmes. Le premier est chinois, le second français.
Le poème chinois est de Dai Wangshu (1905-1935) qui séjourna à Lyon de 1932 à 1935. Il a traduit plusieurs auteurs français et ses poèmes reflètent l’influence des symbolistes et de Françis Jammes.
La ruelle sous la pluie
Avec un parapluie en papier huilé, seul
Je déambule dans une longue et longue
Ruelle solitaire, sous la pluie
Et j’espère rencontrer
Une jeune fille aussi triste
Qu’une fleur de lilas.
Elle aura
La couleur du lilas
Elle soupirera sa plainte sous la pluie,
Triste et mélancolique,
Elle déambulera dans cette ruelle solitaire
Avec comme moi
Un parapluie en papier huilé
Et comme moi elle marchera en silence
Froide, seule et triste.
Elle s’approchera sans bruit
Et à cet instant me jettera
Un regard qui soupire
Puis elle passera comme un rêve
Un rêve vague et triste
Comme un lilas
Qui passe, fugitif dans un rêve
Cette jeune fille me croisera
Et s’éloignera en silence
Dépassant la haie délabrée
Pour disparaître au bout de la ruelle, sous la pluie.
Dans l’air mélancolique de la pluie
Se retrouveront sa couleur
Eclipsé son parfum
Disparu son regard
Qui soupire
Et sa tristesse de lilas.
Avec un parapluie en papier huilé, seul
Je déambule dans la longue et longue
Ruelle solitaire, sous la pluie
Et j’espère rencontrer
Une jeune fille aussi triste
Qu’une fleur de lilas.
Les poèmes français ayant pour thème l’apparition de l’être aimé ou que l’on aurait pu aimer sont nombreux.
On pense à Verlaine : « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant… »
A Nerval : « Il est un air pour qui je donnerai… ».
A Baudelaire : « …Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais ! »
Celui que j’ai choisi est, peut-être moins connu, mais tout aussi beau. Il est de Stéphane Mallarmé qui fut un des chefs de file des symbolistes et que devait particulièrement aimé le poète chinois.
Apparition
La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles.
- C’était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S’enivrait du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d’un rêve au cœur qui l’a cueilli.
J’errai donc, l’œil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes sommeils d’enfants gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.
Je regarde par la fenêtre, il pleut toujours…
Jean-Louis
lundi 27 janvier 2014
50 ans d'amitié franco chinoise
Bonjour, mes chers!
Le 27 janvier 1964, un bref communiqué était publié simultanément à Paris et à Pékin :
" Le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République populaire de Chine ont décidé,
d'un commun accord, d'établir des relations diplomatiques. Ils sont convenus à cet effet de désigner des ambassadeurs dans un délai de trois mois.”
Depuis ce jour jusqu'à aujourd'hui, le 27 janvier 2014, il y a déjà 50 années.
Je suis retourné en Chine il y a plus d'un an, vous me manquez souvent, les chorales, les sorties.
Vous nous manquez!
Cordialement
SUN Ge
Le 27 janvier 1964, un bref communiqué était publié simultanément à Paris et à Pékin :
" Le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République populaire de Chine ont décidé,
d'un commun accord, d'établir des relations diplomatiques. Ils sont convenus à cet effet de désigner des ambassadeurs dans un délai de trois mois.”
Depuis ce jour jusqu'à aujourd'hui, le 27 janvier 2014, il y a déjà 50 années.
Je suis retourné en Chine il y a plus d'un an, vous me manquez souvent, les chorales, les sorties.
Vous nous manquez!
Cordialement
SUN Ge
dimanche 26 janvier 2014
à la recherche de bruyère
Nous n'avons réellement peur de rien car ce dimanche c'est le mistral que nous avons du affronter.
Nous étions à la recherche de bruyère même si ce n'est guère de saison.
De même pour le romarin.
Quant au thym nous n'en avons pas trouvé.
Le persil on s'en passera car ce n'est pas assez poétique.
Que ne ferions nous pas pour être à la hauteur et présenter une chorale originale faute d'être parfaite.+
Nicole
Un ciel bleu qui décoiffe :
dimanche 19 janvier 2014
Saint Pons sous la pluie
Il est 9h00 quand j’arrive au Rond-point du Prado, lieu de notre rendez-vous. Je suis une demi-heure en avance, mais j’ai le plaisir de constater que Philippe est déjà là. Nous échangeons une chaleureuse poignée de mains et nous nous demandons qui sera présent. Il a plu toute la nuit et la météo est des plus pessimistes. Mais petit à petit nos amis arrivent et nous formons bientôt un petit groupe de 15 personnes. Nous reprenons les voitures direction le parc de Saint Pons, lieu de notre destination. Nous en sommes en fait au plan C. A l’origine nous devions aller à Saint Paul de Mausole mais le site étant fermé nous avions opté, en remplacement, pour une balade sur la Côte Bleue. Les prévisions météo étant catastrophiques nous nous sommes rabattus sur le Parc de Saint Pons car Nicole avait négocié avec Jean-Marc la possibilité de déjeuner au sec dans la maison forestière.
Ping est dans ma voiture. Elle découvre avec émerveillement le paysage. Son enthousiasme fait plaisir à voir. Les membres de la sympathique équipe de Jean-Marc nous autorisent à nous garer dans le parking du domaine et nous ouvrent les portes d’une belle et grande salle qui leur sert de réfectoire où nous pouvons déposer nos sacs.
Il ne pleut pas trop et sans plus attendre nous allons faire un petit tour pour nous ouvrir l’appétit. Et là, nous découvrons le parc comme nous ne l’avions jamais vu. C’est assez spectaculaire. La rivière est sortie de son lit et inonde par endroits les chemins et les prairies. Mais cela confère à notre randonnée un caractère ludique qui ravit tout le monde. Nous enjambons les flaques d’eau, passons en file indienne pour contourner les lieux où le chemin est transformé en rivière. Nos amis chinois arrivés en septembre ne connaissent pas le parc et le trouvent magnifique. Nous arrivons à la cascade que nous n’avions jamais vue aussi belle. Voici maintenant l’arbre que nous connaissons bien dont le tronc s’est séparé en deux parties. Celui qui se place au milieu trouvera un conjoint ou du moins l’amour dans l’année. Et ma foi nous y allons tous.
Notre chemin nous conduit maintenant à l’Abbaye. Olivier nous rappelle que la vallée de Saint Pons renferme ou renfermait deux trésors. Le premier, composé de pierreries et de pièces de monnaies, est, aujourd’hui, conservé à l’Hôtel des Monnaies de Marseille. Mais le véritable trésor de ce lieu est une espèce de chauve-souris rare et en voie de disparition qui vient nicher ici toutes les années. Joséphine nous fait remarquer qu’en Chine aussi les chauve-souris sont un trésor car elles sont censées apporter le bonheur. En effet leur nom, bian fu, contient le mot fu qui est homophone du mot signifiant le bonheur. Nicole nous montre des signes laissés par les tailleurs de pierres qui ont bâti l’Abbaye. Ils étaient payés en proportion des pierres placées par eux. La grande prairie ruisselle d’eau.
Voici la source de Saint Pons. Le Sauge s’échappe avec force d’un étroit goulet. C’est impressionnant. Olivier nous dit avoir vu seulement deux fois la source dans cet état. Et puis nous posons sur un petit pont pour la traditionnelle photo de groupe. Doucement nous regagnons la maison forestière. En passant près du grand bassin nous revoyons, mais cette fois de plus près, le héron que nous avions aperçu, au mois de septembre, lors de notre sortie nocturne.
Devant la maison nous rencontrons Jean-Marc et le remercions chaleureusement pour son accueil. La salle du réfectoire, très confortable, est chauffée. Nous nous installons à une longue table sur laquelle nous déposons nos victuailles que nous partageons. Nicole a apporté du vin chaud très apprécié. Danielle et Philippe deux bonnes bouteilles de vins que Sangni débouche de main de maître.
Après le repas nous chantons. Mais nous avons été meilleurs. Peut-être nous manque-t-il notre chef de chœur parti dans l'Orient lointain du côté de Pondichéry. Et puis nous nous mettons à jouer à un jeu que j’ai découvert un soir d’été au bord du lac de Serre-Ponçon. Il s’agit de découvrir qui a tué qui. Les participants sont passionnés. Beaucoup de rires.
Mais il est temps de regagner les voitures. Une bien belle journée qui nous a permis de voir le parc sous un jour inattendu. Un grand merci à Nicole pour nous avoir servi de guide et à Jean-Marc pour nous avoir ouvert la maison forestière. Un amical salut à Mireille qui vient d'être grand-mère.
Bien à l’abri dans ma voiture qui file sous la pluie et disperse les flaques en gerbes d’eau je regagne mon domicile en écoutant les merveilleux Impromptus de Schubert. Je les apprécie pleinement maintenant. Ce n’était pas le cas à l’aller. J’étais préoccupé. N’avons-nous pas, Nicole et moi, entrainés nos amis dans une galère ? C’est vrai l’organisation de nos rencontres est un peu compliquée. Mais quelle récompense quand l’on voit, comme aujourd’hui, les sourires des participants et nos jeunes amis chinois ravis de leur promenade ! Ils découvrent des lieux, pour eux nouveaux, avec un enthousiasme qu'ils nous communiquent.
Et puisque cette journée est placée sous le signe du romantisme et de la pluie, je voudrais, pour terminer ce compte-rendu, vous faire un petit cadeau. Les poésies évoquant la pluie sont innombrables. O le chant de la pluie ! Tout aussi nombreuses sont les chansons. Une de celles que je préfère est une chanson de Barbara. Elle se nomme Pierre. Elle mêle d’une manière, à mon avis, admirable les deux thèmes de la pluie et de l’amour. Si vous la connaissez, je pense que vous aurez plaisir à la réentendre. Dans le cas contraire, j’espère que vous aurez plaisir à la découvrir.
Jean-Louis
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