lundi 10 janvier 2011

Garlaban



La montagne ne craint que l’homme qui avance doucement.

Une randonnée bien sympathique pour cette première de l’année. Les éléments furent cléments à notre petit groupe. Les lourds nuages ont retenu leur pluie jusqu’au soir. Eole souffla juste ce qu’il faut pour nous rafraichir et jouer avec le cerf volant de Ji Zhe sans consentir, toutefois, à le faire voler. Les pierres du chemin nous ont rappelé que nous avons des pieds. Et puis la montagne du Garlaban est une vieille amie qui s’est laissé facilement apprivoiser.

Comme toujours avec Chinafi, le moment culturel ne fut pas absent lorsque nous essayâmes d’expliquer à nos amis chinois les mots « concomitant » ou « concupiscent » ou encore l’expression « aller se laver les mains ».

La journée se termina en beauté grâce à l’hospitalité de Françoise et Jacques. Une dégustation de thé nous donna un avant goût de la conférence.
Jean-Louis

vendredi 7 janvier 2011

Conférence sur le Thé




Le Thé,art de vivre
Conférence Chinafi par Mme Françoise L’Haridon
Samedi 22 janvier 2011 à 15 h.
Marseille : auditorium de la Maison de la Région, 61 La Canebière.

« Ce breuvage n’est pas autre chose que la douce et apaisante rosée tombée du ciel. » in : Annales des Song.

Le thé est actuellement une boisson universelle qui ignore les frontières. Né en Chine au IIIème millénaire avant notre ère, c’est un témoin privilégié de la rencontre de l’Orient et de l’Occident.
Cette conférence tentera de montrer ce que le thé peut nous apprendre sur l’histoire des hommes, comment l’art du thé a évolué en présentant plus particulièrement les thés d’origine chinoise, de la plantation jusqu’aux rites de dégustation.

Françoise


dimanche 2 janvier 2011

A NOUS LE GARLABAN



Dimanche prochain, donc le 09 janvier 2011 reserve ta journée pour une rando Chinafi vers le sommet mythique du Garlaban cher au coeur de tous les provençaux et en particulier Marcel Pagnol (n'est ce pas Jean Pierre ???)

Rendez vous à 9h30 au métro La Rose à Marseille ou à 9h00 à Aix devant l'office du tourisme ou encore à 10h au parking FONT DE MAI face à la clinique St Michel à Aubagne.

Prévoir comme d'habitude de bonnes chaussures et un non moins bon casse croute dans un sac à dos, bien se couvrir car même si la météo prévoit une journée ensoleillée nous sommes en janvier!!!

A dimanche donc

Nicole

samedi 1 janvier 2011

Bonne année 2011


Un super réveillon.
Des photos qui se passent de commentaires.
Bonne et heureuse année à tous.
Jean-Louis

mercredi 15 décembre 2010

On s'éclate

Vive notre chorale!!!
Un grand merci à Christiane pour son acceuil irréprochable !!!!




Que de la bonne humeur et des rires !!!

Nicole

mercredi 1 décembre 2010

Allégorie, déchiffrement et lecture


Petite soeur "Forêt" entourée de bambous, symbole de la fidélité

La rougeologie (Hong Xue) est, on le sait, une science à part entière en Chine. En France, elle n’en est qu’à ses débuts balbutiants et les rougeologues sont fort peu nombreux dans notre pays.

Je viens pourtant de lire un article de Jean Lévi qui apporte des éclairages intéressants sur le roman de Cao Xueqin. Cet article intitulé « Allégorie et personnages dans le Rêve dans le Pavillon Rouge » a été publié dans les cahiers du centre Marcel Granet. Il est fort riche faisant des comparaisons avec les Affinités électives de Goethe et bien sûr La Recherche du Temps Perdu. Mais on ne peut pas tout citer. Je me contenterai d’évoquer deux sujets abordés par Jean Lévi : d’une part l’allégorie ; d’autre pat le déchiffrement et la lecture.

Allégorie dans la correspondance des noms des personnages avec les éléments du monde. Ainsi Jia Baoyu, Jade Précieux, le héros, est rattaché par son nom à la Terre. Lin Daiyu, sa cousine amoureuse, porte dans son nom le signe du Bois. Le prénom de Xue Baochai, rivale de Lin, signifie Epingle d’Or et la place sous le signe du métal. Comme le dit Proust, les amoureux sont conjoints « par une force comparable à celle qui dirige les monde ». Quelle est l’attraction la plus grande sur l’élément Terre : le Métal ou le Bois ? D’un point de vue cosmologique, la Terre peut se combiner avec le Bois ou le Métal alors que le Bois et le Métal sont antagonistes comme le sont les deux cousines rivales. Jean Lévi fait remarquer que le jeune héros réunit dans son nom Jia Baoyu l’une des deux composantes du nom social de ses deux cousines Xue Baochai et Lin Daiyu. Quel rougeologue, ce Jean Lévi !

Mais l’allégorie doit se déchiffrer, se lire. L’acte de lecture, de déchiffrement apparait dans le roman à trois niveaux :
- L’auteur déchiffre le roman sur un roc. Son rôle se borne à le transmettre à ses lecteurs.
- Le lecteur doit déchiffrer les multiples symboles contenus dans le roman qui, tel l’univers, se présente comme un monde de signes à lire. Comme le dit Anne Kerlan-Stephens la différence entre auteur et récepteur tend à s’estomper dans cet acte commun de lecture.
- "Le rapport amoureux dans le roman est lecture d’une intériorité qui ne livre son authenticité qu’à travers des signes fallacieux, de sorte que la passion apparait comme consubstantielle au geste de déchiffrement. Le vrai moi reste une énigme ou plutôt s’exprime sur le mode de l’énigme. Il n’appelle pas une introspection mais le déchiffrement par une autre subjectivité qui le reconnait. On se donne à lire à l’autre, à telle enseigne que tout amant doit se doubler d’un lecteur".

Cet acte de déchiffrement me fait penser à ce que disait Lévi-Strauss à propos de la vérité que l’on reconnait au soin qu’elle met à se dissimuler. Anne Cheng nous rappelle que l’acte de lecture est intimement lié à la culture chinoise. Le caractère wen qui signifie culture désignait à l’origine les motifs, les dessins que les Sages de l’Antiquité ont déchiffrés pour nous transmettre l’écriture et la peinture et que continuent à déchiffrer les lettrés pour produire la culture.
Le monde, les jardins, les romans sont un univers de signes à déchiffrer. C’est la leçon du Rêve dans le Pavillon Rouge et c’est pourquoi, comme le disent joliment Jacques Dars et Chan Hingho, il émane de ce livre « une résonnance d’au-delà les cordes ».
Jean-Louis

lundi 29 novembre 2010

Bibliographie de la conférence de Jean-Pierre

Bibliographie de la conférence sur le Temps et le calendrier avec les appréciations de Jean-Pierre

1 Le Calendrier – Paul COUDERC- Collection "Que sais-je" N°203- 8e édition (1er édition en 1946) Presses Universitaires de France. (Très bien)

2- Le Calendrier maître du temps? – Jacqueline de Bourgoing- N°400 Découverte Gallimard (Bonnes illustrations)

3-La saga des calendriers ou le frisson millénariste- Jean Lefort- BELIN * Pour la science (Beaucoup de calculs)

4-http://www.louisg.net/liste_cal.htm ; (A consulter obligatoirement)

5-http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

6- Ephémérides du bureau des longitudes (Très spécial, pour observer le ciel)
http://www.bureau-des-longitudes.fr/

dimanche 28 novembre 2010

Une salle sous le charme


Nous connaissions les talents se conteur de Jean-Pierre. Mais lors de sa conférence sur le Temps et le calendrier chinois, il s’est réellement surpassé tenant la salle sous le charme de son optimisme, de son humour et de son enthousiasme. A l’issue de la conférence, j’ai entendu une auditrice dire que la prestation de notre ami lui avait remonté le moral. Quel beau compliment !

Très à l’aise, Jean-Pierre a brossé un vaste panorama du Temps à travers les âges et les continents. Partant du paléolithique archaïque, il nous a fait vivre la longue conquête que fut le calcul des mois et des années. Abordant le calendrier chinois il a exposé son originalité avec un décompte lunisolaire du temps. Il nous a montré la combinaison des 12 rameaux terrestres et des 10 troncs célestes pour former les cycles de 60 ans.

Jean-Pierre a terminé son exposé en énumérant les fêtes chinoises. Au fait, chers amis de Chine ou d'ailleurs savez vous à quelle date tombe la fête des bateaux dragons en 2011 ? Si j'ai bien compris certaines personnes voudraient la célébrer dignement. On est jamais à court d'idées à Chinafi !

Dans la séance des questions réponses, un débat a opposé la science représentée par Jean-Pierre et la philosophie représentée par Daniel sur le point de savoir si un siècle devait commençer l’année « zéro » (par exemple 2000) ou l’année « un » (2001). La science tenait que l’on devrait partir de l’année « zéro », la philosophie était d’avis de suivre l'usage courant pour commencer les siècles l'année "un".

En bons confucéens, suivant un rituel désormais bien établi, nous nous sommes retrouvés au restaurant, à l'issue de la conférence, pour un sympathique repas où nous avons eu le plaisir de revoir Mado.

Encore bravo et merci Jean-Pierre.
Jean-Louis

vendredi 26 novembre 2010

Traduire l’humour des langues et des littératures asiatiques



Ce 26 novembre, nous avons été accueillis par le corps enseignant du département de chinois et la jeune équipe LEO2T pour un colloque fort intéressant sur la traduction de l’humour des langues et littératures asiatiques.

La matinée était consacrée à la littérature chinoise.

Les participants nous ont montré la difficulté de traduire l’humour particulièrement lorsqu’il s’agit d’un humour reposant sur le graphisme de l’écriture chinoise ou sur les jeux phonétiques. La langue chinoise ne comporte que 300 phonèmes et seuls les tons ou l’écriture les distinguent. Huang Chunli a, par exemple, cité la phrase : « maman monte sur un cheval, le cheval va lentement ; maman insulte le cheval » qui, en chinois, se traduit par une succession du phonème « ma ». Solange Cruveille a lu un curieux poème composé de 92 fois le phonème shi. Dès lors, pour traduire l'humour chinois il faut souvent avoir recours à des notes de bas de page ou à des animations graphiques telles que montrées par Solange Cruveille où l'on voit les éléments d'un caractère se déplacer pour en former un autre.

Stéphane Feuillas nous a parlé de l’usage de l’humour dans la culture de soi chez Su Dongpo.

Huang Chunli nous a montré comment traduire les jeux de caractères de Ji Yun (1725-1805). Ce fut un grand plaisir de l’entendre citer des textes chinois de manière fort expressive et exposer des trouvailles originales de traduction.

Patrick Doan a évoqué l’art typiquement chinois du xiangsheng, sorte de sketch très en vogue à Pékin. Le xiangsheng présenté mettait en scène deux personnages. L’un des personnages devait toujours inclure le chiffre 4 dans les réponses aux questions posées. Très souvent ce n’était possible que par des jeux graphiques ou des similitudes phonétiques. Noël Dutrait a raconté comment, à Pékin, il avait vu rire aux larmes des salles entières à l’audition de xiangsheng.

Maganin Paolo nous a parlé de l’humour chez Zhu Wen en expliquant, notamment comment l’humour scatologique pouvait servir d’antidote au « politiquement correct » symbolisé par la propreté.

Enfin, Muriel Finetin a souligné le rôle des citations, des allusions, du fond commun dans l’humour chinois chez un jeune auteur Shu Hanbing, ce qui a fait dire à Pierre Kaser que pour comprendre l’humour chinois, il fallait être non seulement sinisant, sinophone mais aussi sinologue. Muriel Finetin tient un blog très intéressant intitulé lectures chinoises dont voici l’adresse : http://lectureschinoises.blogspot.com/
Je l’ai également mis dans la rubrique liens amis.

Je n’ai pas pu assister aux communications de l’après midi. Mais celles du matin me suffisent pour remercier l’équipe LEO2T de nous avoir offert un colloque aussi intéressant, même si mon faible niveau de chinois ne m'a pas permis d'en saisir toutes les subtilités.
Jean-Louis

dimanche 21 novembre 2010

Conférence

Temps et calendrier - en Chine -
et ailleurs

Conférence Chinafi par Jean-Pierre LANCON

Samedi 27 novembre 2010 à 15 h. / 庚寅年十一月廿二十五点
Marseille : auditorium de la Maison de la Région, 61 La Canebière.

Parler du Temps, c’est évoquer le lever des étoiles, la course du soleil dans le ciel, les cycles de la lune, la croissance des plantes. On comprend que ce sujet ait passionné dans tous les pays et à toutes les époques les poètes, les philosophes, les agriculteurs et les scientifiques.

Pourtant, les différentes civilisations n’ont pas calculé le temps de la même manière. Dans le calendrier chinois traditionnel, la lune rythme un temps cyclique ; les mois, les saisons, les années n’ont pas la même durée qu’en Occident.
Même si la Chine a désormais adopté officiellement le calendrier occidental, le calendrier traditionnel continue à déterminer la vie culturelle, religieuse et festive d’une grande partie de l’Asie. C’est ainsi que le 3 février prochain, nous célébrerons la fête du Printemps et que nous entrerons dans l’année du lapin de métal.

Evoquer le Temps et le calendrier chinois,
c’est partir à la découverte de la culture chinoise.


C’est à cette rencontre passionnante que nous vous invitons le samedi 27 novembre.

Françoise (au nom des organisateurs des conférences)