
Voici une petite devinette humoristique.
Que signifie ce caractère formé de la triple répétition du caractère de la femme ?
Pour vous donner un indice, voici un poème de Liu Yong extrait du recueil Chansons du monde flottant paru aux éditions You-Feng et merveilleusement traduit par Muriel Detrie

Sishi est en amour vraiment la plus experte,
Xiangxiang celle qui a le plus de sentiments,
Mais c’est avec An’an que je m’entends le mieux.
Ensemble à nous quatre nous ne faisons plus qu’un.
Pour que le Ciel de mes paroles ne s’offense,
Je vais m’efforcer d’en écrire de nouvelles.
Mais j’ai beau déchirer et chiffonner ma feuille,
Toujours je me retrouve au cœur du mot débauche.
Liu Yong était un poète de la dynastie des Song. Il a écrit essentiellement des ci ou poèmes à chanter et l’on voudrait bien écouter les poèmes de ce recueil avec les airs originaux. On ne sait pratiquement rien de la vie de Liu Yong. Mais l’on raconte une anecdote qui aurait, j'en suis certain, ravi Georges Brassens. Lorsque Liu Yong mourut, ce fut les courtisanes et non pas sa famille qui payèrent les frais d’enterrement.
Je ne voudrais pas que cette petite devinette me fasse taxer de misogynie. Pour moi, je ne sais pourquoi, ce poème m’a fait penser à la chanson Le fantôme de Georges Brassens qui se désignait lui-même comme le pornographe, le polisson de la chanson, mais qui aimait tendrement les femmes d’aujourd’hui et de jadis et qui le disait avec beaucoup d’humour:
Et bien messieurs qu’on se le dise
Ces belles dames de jadis
Sont de satanées polissonnes
Plus expertes dans le déduit
Que certaines femmes d’aujourd’hui
Et je ne veux nommer personne…
Jean-Louis

